BURKINA: Bruits de bottes au palais Kosyam, le Président Paul-Henri Damiba gardé en lieu sûr par les forces françaises. EXCLUSIF

Depuis 4 heures du matin, la situation est confuse à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, après des tirs nourris à l’arme lourde, des éléments des forces françaises ont exfiltré de sa résidence le Président, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba pour le conduire dans un lieu sûr. Selon des informations de Confidentiel Afrique. le groupe de mutins exigent des discussions avec le Président et la libération du Lieutenant-colonel Emmanuel ZOUNGRANA. Confidentiel Afrique revient en détails exclusifs sur les heures rythmées de rumeurs folles sur la tentative de putsch au palais Kosyam.

Les Burkinabè se sont réveillés dans la tension. Des tirs nourris ont été entendus dans la nuit du jeudi au vendredi. Des tirs à l’arme lourde à l’intérieur du camp militaire Baba SY situé dans le sud de la capitale, près du Palais présidentiel qu’occupe le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba. Il n’y dort pas depuis plusieurs mois. Une mutinerie ou tentative de coup d’État au Burkina-Faso, pour le moment, la situation reste confuse jusqu’à 14 heures. Beaucoup de check-point sur les artères stratégiques par les militaires. La Radiodiffusion du Burkina (RTB) a cessé d’émettre et l’accès à ses locaux bloqués. Depuis quelques temps, on note une certaine recrudescence de la violence au Burkina-Faso, le pays est devenu la capitale de la violence du Sahel.

Selon des sources bien informées contactées par Confidentiel Afrique, le Président Damiba est en lieu sûr depuis 6 heures du matin. Il a été sauvé de justesse par des éléments des forces françaises basées au Burkina. Les militaires français étaient en patrouille à quelques kilomètres de Ouagadougou, quelques minutes avant les détonations à l’arme lourde.
Des discussions qui devraient être entamées aux alentours de midi ont été reportées en début d’après midi avec le groupe de mutins. Depuis 11 heures, nos informations renseignent que le Président est reclus dans une résidence du quartier huppé Ouaga 2000. Il semble reprendre la main. Contrairement aux informations, le Capitaine Emmanuel Zoungrana ne dirige pas la mutinerie de ce vendredi.  En coulisses, on ébruite les noms de deux officiers pro-russes. Ces deux officiers manœuvraient depuis le fiasco des négociations Blaise Compaoré- Damiba pour relancer la machine antiterroriste en vue de s’approcher de Kremlin.

Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba n’a pas trouvé refuge à l’ambassade de France à Ouagadougou, mais sauvé de justesse par les éléments de l’armée française. Selon des informations de Confidentiel Afrique, le Président DAMIBA tenait à parler à la télévision nationale. Niet catégorique des mutins qui ont quadrillé le périmètre de la Télévision nationale. Selon des sources autorisées, le Lieutenant-colonel Emmanuel ZOUNGRANA a été libéré sur exigence des mutins.

Trois officiers du pré-carré présidentiel sont avec le Président depuis 8 heures du matin. Nos câbles renseignent que deux Chefs d’État de la sous- région l’ont câblé déjà vers 12 h GMT.
Cette situation récurrente de putschs en série est la résultante d’un délitement très avancé de nos États et d’un sentiment crescendo de rejet anti-français dans la région du Sahel. Un officiel nous a glissé que le Président évite un affrontement sanglant, compte tenu de l’artillerie lourde des groupes mutins qui contrôlent plusieurs bâtiments stratégiques de la capitale. Nous y reviendrons au courant de la journée.

Par Ismael AÏDARA et Hugues DESORMAUX (Confidentiel Afrique)

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