Burkina Faso : Après les secousses du matin, drapeaux russes de sortie et Damiba toujours aux commandes

La situation est confuse depuis vendredi matin à Ouagadougou, suite à un mouvement d’humeur de certains éléments des Forces armées nationales qui ont pris position devant des points stratagiques de la capitale, notamment la télévision nationale, et les camps militaires, effectuant des tirs sporadiques.


Si rien n’était encore précis sur les motivations de ce qui semble être une mutinerie pour les uns et les prémices d’un coup d’Etat pour les autres, le gouvernement a assuré que des discussions sont en cours pour un retour au calme.

En effet, indique un communiqué officiel, “des pourparlers sont en cours pour ramener le calme et la sérénité”.

“L’ennemi qui attaque notre pays ne souhaite que la division entre Burkinabè pour accomplir son action de déstabilisation”, souligne le communiqué.

Alors que les tirs ont cessé dans la capitale burkinabè et la présidence ce toujours visible des militaires sur certains points, des centaines de personnes rassemblées près de la place de la Nation.

Ils manifestent pour demander la libération du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, un officier interpellé et écroué en janvier dernier pour une tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, sous le régime du président Kaboré.

Les manifestants, certains brandissant des drapeaux russes, réclament aussi l’établissement d’une coopération militaire avec la Russie et le rejet de la présence militaire française au Sahel, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

À travers le communiqué de la présidence, le Président du Faso, Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a invité les populations à observer la plus grande prudence et de rester calme face à certaines informations qui circulent notamment sur les réseaux sociaux.

Enfin, à l’image du Mali ou du Niger, le Burkina est devenu un terrain de jeu pour les services russes dans leur combat contre l’occident et, dans le cas présent, la France, pourtant premier partenaire du Pays et où vivent surement plus de Burkinabé qu’en Russie.

Boa, Ouagadougou

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