Libye : La Commission électorale rejette la candidature de Saïf Al-Islam Khadafi

Déposée le 14 novembre dernier, dans un bureau électoral de Sebha, dans le Fezzan, la Haute commission électorale (HNEC) libyenne a invalidé, mercredi 24 novembre, la candidature du fils du défunt dirigeant, Saïf Al-Islam Khadafi qui comptait se présenter à la présidentielle du 24 décembre prochain.

 La Haute commission électorale (HNEC) libyenne a annoncé, mercredi, avoir rejetée la candidature de Saïf Al-Islam Khadafi, fils de l’ancien guide libyen assassiné en 2011. Le fils de Mouhammar Khadafi qui comptait se présenter à la présidentielle du 24 décembre prochain, avait déposé sa candidature dans un bureau électoral de Sebha, dans le Fezzan, le 14 novembre dernier.

Par ailleurs, Saïf Al-Islam Khadafi est recherché, depuis des années par la Cour pénale internationale qui l’accuse de « crimes contre l’humanité ». Outre sa candidature, celles des 25 candidats dont les dossiers ont été rejetés, selon un communiqué de la Haute Commission électorale (HNEC).

La HNEC a expliqué avoir rejeté ces candidatures sur la base de plusieurs textes de loi ainsi que de lettres qui lui ont été adressées par le procureur général, le chef de la brigade criminelle de la police et le président de la Direction des passeports et de la nationalité, rapporte France 24. Cependant, des recours sont possibles et la décision définitive appartient à la justice libyenne.

Par ailleurs, le fils de l’ancien président libyen renversé et assassiné en 2011, a été condamné en 2015 pour crimes de guerre par un tribunal de Tripoli au terme d’un procès lors duquel il n’avait comparu qu’en vidéo.

Rappelons que la HNEC a, au total retenue la candidature de 98 candidats, dont deux femmes, qui avaient soumis leur dossier pour briguer le poste de la présidence de la République. Parmi les candidatures validées par la Haute Commission électorale, figurent encore celles du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle de facto l’Est et une partie du Sud libyen, l’influent ex-ministre de l’intérieur, Fathi Bachagha, et le chef du gouvernement intérimaire, Abdel Hamid Dbeibah.

Notons qu’après le reversement et l’assassinat de son père qui a dirigé la Libye pendant 42 ans, en 2011, Saïf Al-Islam Khadafi a été arrêté par un groupe armé du pays, en fin de la même année et écroué dans la ville de Zintan (ouest de la Libye). Il avait ensuite comparu, le 27 avril 2014, devant la cour pénale de Tripoli. En outre, en 2015, il a été condamné à mort par « peloton d’exécution » pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Cependant cette sentence n’a pas été exécutée, ce qui explique en partie le rejet de sa candidature de la présidentielle du 24 décembre prochain.

Ibrahim Djitteye

Source: LE PAYS

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