Mohamed Bazoum, président du Niger : « Le terrorisme est un fléau aussi dangereux que ce qui se passe en Ukraine »

Dans un entretien exclusif accordé à « l’Obs » et à « la Croix », le président nigérien appelle à un engagement massif et plus ferme des forces françaises et européennes contre les groupes djihadistes au Sahel.

Dans un entretien exclusif accordé, à Niamey, à « l’Obs » et à « la Croix », le président du Niger, Mohamed Bazoum, acte la fin de la force conjointe du G5 Sahel, dont le Mali vient d’annoncer son retrait. Alors que les députés nigériens ont largement voté en faveur d’un texte autorisant le déploiement de forces étrangères sur le territoire pour combattre les djihadistes au Sahel, le chef d’Etat, au pouvoir depuis un an, appelle à un engagement massif et plus résolu de la France et des Européens l’Europe.

La junte au pouvoir au Mali a annoncé quitter le G5 Sahel. Cette force conjointe antiterroriste est désormais réduite à quatre pays : la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso, où le président Roch Marc Christian Kaboré a été renversé par un coup d’Etat fin janvier. Où en est le G5 Sahel ?

Le G5 Sahel est décédé. Depuis le second coup d’Etat au Mali [en mai 2021, neuf mois après le premier], Bamako est dans une fuite en avant qui l’isole en Afrique et nous prive d’une stratégie concertée et coordonnée pour lutter contre le terrorisme. Le départ de la France du Mali, alors qu’elle est un partenaire majeur, nous empêche désormais de coordonner nos actions. L’isolement du Mali en Afrique de l’Ouest est une mauvaise chose pour la sous-région

Source : Nouvel OBS

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