SOMMET DU G5-SAHEL LES GRANDES DÉCISIONS DE N’DJAMENA ! “LA FRANCE NE RÉDUIRAIT PAS “DANS L’IMMÉDIAT” SES EFFECTIFS MILITAIRES AU SAHEL”, DIXIT EMMANUEL MACRON

Les chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel et leurs partenaires se sont réunis hier mardi 16 février 2021, à N’Djamena, à l’invitation conjointe de la Mauritanie et du Tchad pour examiner la situation au Sahel et faire un bilan des engagements consentis collectivement lors du Sommet de Pau, le 13 janvier 2020. C’était également l’occasion pour les dirigeants du G5-Sahel et leurs partenaires de prendre de grandes décisions afin d’améliorer davantage la situation sur le terrain face aux groupes terroristes. Et le président français, Emmanuel Macron, a rassuré que la France ne réduira pas immédiatement ses effectifs militaires au Sahel.  

 

Après avoir rendu un hommage appuyé aux victimes civiles et militaires africains, français et internationaux des attaques des groupes armés terroristes, les Chefs d’Etat se sont félicités du climat apaisé dans lequel les élections présidentielles se sont tenues au Burkina Faso et au Niger et encouragé les avancées dans la mise en œuvre de la transition au Mali, qui doit aboutir, dans un délai conforme à la feuille de route de la transition et à l’accord intervenu avec la CEDEAO, à la tenue d’élections générales libres, transparentes, crédibles et inclusives et au retour à l’ordre constitutionnel.

En matière de lutte contre le terrorisme, dans une déclaration commune, les Chefs d’Etat se sont félicités des résultats enregistrés face aux groupes armés terroristes (GAT) depuis le Sommet de Pau. 

Le renforcement des Armées nationales, le déploiement temporaire de 600 soldats français supplémentaires au sein de l’opération Barkhane, le renforcement de la coordination entre les Armées nationales, Barkhane, la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), ainsi que le déploiement de la Task Force Takuba ont permis d’infliger des revers sérieux aux groupes armés terroristes dans la zone des trois frontières. La liberté d’action et les capacités de ces groupes ont été significativement entravées, mais la menace persiste, les femmes, les jeunes filles, les groupes vulnérables demeurant souvent les plus touchés par le conflit.

Cette menace requiert vigilance et persévérance jusqu’à l’éradication totale du fléau du terrorisme dans cette région, ont-ils fait comme constats.

Sur cette même lancée, il a été constaté que des efforts ont également permis de neutraliser des cadres du haut commandement d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont son chef, l’Emir Abdelmalek Droukdel, le 3 juin 2020 et le vice-émir Yahia Abou el-Hammam, le 21 février 2020, ainsi que le chef militaire du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), Bah Ag Moussa, le 10 novembre 2020. Les Chefs d’Etat ont affirmé leur détermination commune à poursuivre la lutte contre le haut commandement du GSIM et l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS).

Boubacar DIARRA

Source : Le Soir De Bamako

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