Déstabilisation du Mali : Les responsables du MP 22 accusent la France d’ourdir un coup d’Etat et des tentatives d’assassinat

Le Pr Rokia Sanogo présidente du Mouvement Populaire du 22 mars 2012 ; Pérignama Sylla, secrétaire général ; Mohamed Tabouré, secrétaire à la communication et Mariam Diawara, secrétaire aux finances ont animé une conférence de presse le samedi 5 juillet 2014 au siège de la radio Kayira. Au cours de laquelle une déclaration a été faite, accusant la France de tramer un complot pour la déstabilisation du Mali. En toile de fond de cette conspiration, des pressions, un coup d’Etat et des  tentatives d’assassinat.  

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Dans leur déclaration, les responsables du mouvement pro coup d’Etat du 22 mars 2012 ont tiré sur tout ce qui bouge. Sur la France, qu’ils accusent avec les forces Serval de faire la part belle au Mnla : « Les forces française Serval et leur alliés du Mnla sont les maîtres des lieux et Serval va jusqu’à désarmer la garnison d’Aguel Hoc pour être tranquille vis-à-vis des rebelles. A Ménaka, les forces armées nationales ont reçu un ultimatum pour quitter la ville au plus tard le lundi 23 juin», a indiqué la déclaration. Concernant l’accord de défense en gestation entre la France et le Mali, les responsables du MP 22 se posent la question pourquoi un tel accord avec un pays qui est à la base des maux actuels du Mali.  «… Et qui fomente toute sorte de pressions, des ‘’coups d’Etats’’ et des tentatives d’assassinat pour déstabiliser notre pays… ».

Elle révèle que « La nation est en danger…de partition et de colonisation par la France qui, pour arriver à ses fins, organise et arme le Mnla, lui-même cheval de Troie des groupuscules terroristes. Pour imposer sa politique de brigandage et de rapine, la France use de mille et un subterfuges à l’intérieur, tout comme à l’extérieur pour empêcher le réarmement de notre armée. »

Pour en finir avec le chapitre de la France, les responsables du Mouvement Populaire du 22 mars 2012 invitent les maliens d’une part à s’opposer à tout accord de défense avec la France, ou tout stationnement de troupes françaises sur le sol national. D’autre part à boycotter tout produit made in France, pour montrer leur détermination dans la lutte pour notre indépendance.

IBK et sa gestion

Le Mouvement Populaire du 22 mars 2012 trouve que la situation politique nationale se dégrade chaque jour un peu plus. Concernant la gestion des affaires publiques, le MP 22 affirme que « l’achat d’un avion présidentiel à 20 milliards et la mise à disposition de 3 sociétés françaises de 69 milliards FCFA pour équiper l’armée nationale, la démission du Premier ministre Oumar T. Ly dans les conditions que l’on sait, les désaveux du FMI et de la BM, le déroulement catastrophique des examens du Def et du Bac, l’évasion de certains éléments terroristes de la prison centrale de Bamako donnent froid au dos pour l’avenir immédiat de notre pays.»

Concernant l’accord de défense, autant le MP 22 a lancé des piques à la France autant il s’est montré dur avec les autorités politiques. Il s’est posé la question du «Pourquoi l’accord avec un pays…  Alors qu’il suffit d’une volonté politique nationale pour reconstituer notre armée en effectifs et matériel de guerre au bout de six mois ?s»

 VRD et sa motion de censure

La motion censure déposée par le groupe parlementaire Vigilance Républicaine et Démocratique (VRD) contre le gouvernement Moussa Mara a été très mal appréciée par les responsables du MP 22. Tout en se félicitant du rejet de la motion de censure, le MP 22 trouve qu’il s’agit d’une motion ‘’ de déstabilisation du Mali’’fomentée par les apatrides de la soi-disante Vigilance Républicaine et Démocratique.

La libération des putschistes

Le Mouvement Populaire du 22 mars 2012, dans sa déclaration, exige la libération des putschistes, qu’il qualifie de patriotes militaires et policiers. Il estime qu’ils ont été arbitrairement arrêtés, torturés et déportés aux quatre coins du pays par le régime d’IBK, à l’instigation de la France, de Soumeylou Boubèye Maïga et du juge d’instruction Yaya Karembé.

Ahmadou Maïga

SOURCE: Le Guido

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