La jeunesse du Pays dogon dénonce le manque d’action efficace de l’armée

Suite à l’attaque terroriste et barbare qui a fait 33 morts et plusieurs blessés, le vendredi 3 décembre 2021, dans le cercle de Bandiagara, le Collectif des Associations de jeunes du pays Dogon (CAJPD), a animé un point de presse pour condamner l’acte, présenter ses condoléances aux familles des victimes, souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Cette sortie médiatique ‘’musclée’’, a également été une occasion pour la jeunesse, d’interpeller les autorités de la transition.

 

C’était le samedi 4 décembre 2021, au siège de l’Association Ginna dogon en présence du président du Mouvement Baguine So, l’honorable Hamidou DJIMDE ; du président de la jeunesse Ginna Dogon, Dramane YALCOUYÉ ; du président du Collectif des associations de jeunes du pays Dogon, Adama DIONGO…
A travers une déclaration lue par Adama DIONGO, l’ensemble des forces vives du Pays Dogon, de l’intérieur comme de l’extérieur, regroupé au sein de la Plateforme des organisations du Pays Dogon, s’insurge contre la détérioration continue de la situation sécuritaire dans le centre du Mali dont le denier épisode est l’attaque ignoble, survenue ce vendredi 3 décembre 2021, contre un véhicule de transportant de forains.
Selon le bilan provisoire, cette attaque a fait 33 morts (des corps calcinés) dont des femmes et des enfants.
La plateforme, tout en condamnant cette forfaiture, dénonce particulièrement le manque d’action efficace de l’armée face aux agissements des groupes armés terroristes qui, dans la plus grande quiétude, continuent malheureusement de massacrer, enlever, voler, piller, violer ; et de commettre toute sorte d’atrocités dans le Pays Dogon.
A travers ce point de presse, la plateforme des organisations du Pays Dogon a informé toutes les opinions tant nationales qu’internationale, que les condamnations, les deuils ainsi que les messages de condoléances ne suffisent plus et exige des actions.
Pour ce faire, elle a interpellé l’État du Mali à une réelle reprise en main proportionnelle à la dimension du désastre que vivent les populations du Pays Dogon.
La plateforme rappelle que le cas de Songho-gare est sur la longue liste des drames enregistrés entre ce seul mois de novembre et le début du mois de décembre 2021, dont les principaux sont : l’assassinat d’un chauffeur d’une Toyota, l’enlèvement d’un véhicule 207, l’enlèvement de trois cars et leurs passagers entre Parou et Songobia, jusque-là gardés otages, l’attaque de la ville de Bandiagara qui a fait 4 morts, les multiples attaques qui ont endeuillés le village de Dégou près de Sofara, les diverses attaques sur la ville de Mondoro ainsi que la destruction de la mairie de Diallassagou.
La Plateforme a présenté ses condoléances aux familles des victimes, tout en exigeant des autorités de la transition la prise des mesures concrètes et vérifiables afin d’ouvrir une enquête pour traquer les malfrats en cause. Il s’agit aussi de sécuriser le long de la route du poisson à travers des patrouilles et des escortes ; collaborer avec Dan Nan Amassagou qui se sacrifient pour le Mali ; permettre à toutes les communautés de circuler librement le long de la dite route.
Par ailleurs, les conférenciers invitent l’Etat à réhabiliter tous les hameaux et villages incendiés ou déplacés en vue de faciliter le retour des déplacés.
En attendant, au regard de toutes ces atrocités, la plateforme, après avoir exprimé son ras-le bol, se dit être dans la dynamique de prendre ses responsabilités devant l’histoire.

PAR MODIBO KONÉ

Source : Info-Matin

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