Au Mali pour son premier déplacement à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré s’est entretenu avec le colonel Assimi Goïta sur les voies et moyens pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays frères. Cela en vue de mieux sécuriser les civils qui payent un lourd tribut dans cette guerre contre le terrorisme.

Le Mali et le Burkina Faso partagent les mêmes frontières et sont confrontés à une crise sécuritaire faisant de nombreux morts et des déplacés. Une situation qui a entraîné une augmentation des besoins humanitaires dans ces pays. Selon des chiffres du gouvernement burkinabè, en avril 2022, 1,5 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du territoire en conséquence aux violences, dont 900 000 enfants.  » Plus de 455 000 personnes ont été contraintes au déplacement entre janvier et août 2022« , lit-on dans une note de la Commission de l’Union européenne.

Dans le Mali voisin, où on assiste depuis quelques jours à un combat sanglant entre différents groupes terroristes, le nombre de déplacées interne est passé de 350 000 à 397 000 dans le centre et le nord du pays et plus de 175 000 Maliens ont trouvé réfuge dans les pays voisins, d’après le dernier rapport de la Minusma.

Face à cette situation, les deux jeunes chefs d’État entendent se donner la main. Pour gagner le pari de cette lutte contre l’hydre terroriste, le nouvel homme fort du Burkina Faso appelle les populations burkinabè et maliens à se donner la main, à plus de solidarité.

Après plus de deux heures d’entretien au palais présidentiel de Koulouba, le président malien de la transition a raccompagné son homologue burkinabè à l’aéroport international Modibo Kéïta de Bamako-senou, au début de la soirée.

Chiencoro Diarra

Sahel Tribune