Mali: « dehors Barkhane ! » ; toujours d’actualité

Le M5, mouvement qui a contribué à la chute du président IBK, a organisé à Bamako dimanche son premier meeting d’après le coup d’État du 18 août dernier. Le meeting s’est néanmoins tenu sans la participation ou le soutien de l’imam Mahmoud Dicko qui s’est mis en retrait de cette plateforme.


Toujours vent debout contre les militaires qui ont pris le pouvoir et qui ont refusé de co-diriger le pays avec eux, les partis et associations du M5 remobilisent leurs troupes, demandent une rectification et une bonne gouvernance.

Le palais de la Culture de Bamako, lieu du meeting, a été un moment quadrillé par les forces, et les militants du M5 ont hésité au départ à se rendre à la manifestation. Tout est rentré ensuite dans l’ordre, avec 2 heures de retard sur le programme prévu. Les partisans du M5 ont ensuite planté le décor de la rencontre. « C’est une démonstration de force, on veut montrer aux gens que le M5 existe bel et bien », explique un militant.

Contre la transition politique en cours, de nombreuses critiques ont été formulées. « Notre deuxième exigence est la réalisation d’audits majeures, a déclaré à la tribune Konimba Sidibé, l’un des responsables du M5. Audit des finances publiques et de la dette intérieure de l’État, audit des institutions de la République, la présidence, l’Assemblée nationale et toutes les autres institutions. »

Le M5 demande également une rectification de la transition et la dissolution du Conseil national de transition, le CNT qui joue un rôle d’organe législatif. Dans la foule présente, des voix se sont également levées pour demander la libération pure et simple de personnalités arrêtées dans le cadre « d’une tentative de déstabilisation de l’État ».

Cette manif que RFI se félicite d’avoir été boycotté par l’imam Dicko, dont on dit même qu’il prend part de façon indirecte à la junte militaire franco américaine au pouvoir, devrait bien alerter Barkhane. Car ce qui compte pour l’heure pour des millions de Maliens, opposés à l’occupation de leur pays, à une remise à l’ordre du jour de l’accord perfide d’Alger, à la reprise des mouvements séparatistes nourris par la France au nord, des mouvements terroristes à caractère ethnique nourris là encore par la France au centre, aux tentatives de faire fuir les Maliens des frontières à l’effet de pouvoir y implanter des bases militaires, et bien ce qui compte c’est pouvoir se rassembler à nouveau ! Pour être franc, l’occupation française aidée par la CIA et le Mossad a bien réussi à dénaturer le mouvement de protestation anti occupation déclenché en 2019 et qui a provoqué tout long de 2019 et 2020, des dizaines manifs sans précédent propres à terroriser Barkhane et ses avatars US et otaniens. L’imam Dicko y a pris part et cela a encore davantage terrorisé les occupants. Ces derniers ont tous mis dans la balance pour dévier les manifs pour faire remplacer le slogan « barre toi Barkhane » par « dégage IBK » ! car soyons honnête ce IBK renversé par une mascarade de putsch militaire planifié et exécuté par Barkhane savait comment faire pour miner les assises de l’occupation française, pour faire avancer l’armée nationale pour reprendre la main sur le Nord, bref pour faire capoter le projet colonialiste de dépiécer le grand Mali… D’ailleurs Dicko le sage n’a jamais demandé son renversement pas plus qu’il n’apporte son soutien à la junte au pouvoir et c’est qui ressort droit de son dernier message. Le M5 s’est rassemblé car la manœuvre de diversion française appliquée par la junte ne prend plus ; C’est donc le retour à la case départ. Macron a certes réussi de prolonger encore l’occupation du Mali mais le temps joue contre lui car même le président tchadien Deby dont 1.200 viennent de réintégrer le G5 sahel attend son heure pour faire le dernier coup… un pays comme le Mali qui a résisté pendant huit ans à l’occupation sans perdre d’un iota son unité et son intégrité saura comment infliger une belle leçon à Macron, le malin…

 

Source:  moroccomail.fr

Vous allez aimer lire ces articles

Frappes au Mali : la France nie toujours avoir tué des civils

La MINUSMA a rendu un dernier hommage aux casques bleus tchadiens tombés à Aguel-hoc

Mali : l’armée reste à Farabougou mais le cessez-le-feu est maintenu pour les populations

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct