Mondoro : parmi les trois enfants blessés à Sambaladio, deux remis aux autorités maliennes

L’état de santé des trois enfants blessés au cours de l’« attaque terroriste » du 11 janvier 2021 contre l’armée malienne, dans les abords du village de Sambaladio, est rassurant. Deux ont été déjà remis aux autorités maliennes après leur prise en charge par Barkhane.

Trois enfants, âgés respectivement de 10 et 17 ans, avaient été blessés au cours de l’attaque du 11 janvier 2021 contre les Forces armées maliennes dans la zone de Mondoro, région de Mopti. L’opération française Barkhane rassure sur l’état de santé de ces enfants qui ont « été soignés et leur pronostic vital n’est pas engagé ».

Dans son communiqué du 13 janvier dernier, Barkhane précise que seul le garçon de 17 ans reste encore « en observation quelques jours au sein de l’antenne médicale de la Force Barkhane qui l’avait pris en charge ».  

Quant aux deux autres, plus jeunes, ils ont été remis aux autorités maliennes compétentes en charge de la famille, précise la même source avant de préciser que le « dernier devrait également être remis à ces mêmes autorités très prochainement ». 

Utiliser les populations comme couverture

Dans son communiqué du 12 janvier 2021, le ministère de la Défense et des anciens Combattants du Mali expliquait qu’à la suite de cette attaque, quatre blessés par balle, dont deux graves (une femme et un garçon), avaient été retrouvés dans le village de Sambaladio, à 17 km de Mondoro. La femme n’a pas survécu à ses blessures, a-t-on précisé tout en précisant que « les trois enfants ont pu être évacués urgemment grâce à l’appui des partenaires [Barkhane NDLR] vers des centres de prise en charge médicale spécialisée ».

Pour éviter que des civils, surtout des enfants et des femmes, soient victimes de ces genres de situation, le ministre de la Défense et des anciens Combattants a invité la « population à redoubler de vigilance et à éviter de tomber dans les travers de la nouvelle stratégie des Groupes Armés Terroristes ». Selon ses explications, cette stratégie consiste à « s’imbriquer volontairement au sein des populations afin de les utiliser comme couverture en cas de contact avec les forces ».

La prise en charge de ses enfants prouve davantage que le Mali a toujours besoin de la force Barkhane.

Fousseni Togola

Source: Phileingora

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