Hier mercredi 8 janvier 2020, un sit in a été organisé par l’association des jeunes ressortissants de Domno (AJRDO) au rond point de Koro. Dès 9 heures 30 mn Les jeunes, les femmes et des responsables locales ont battu le pavé avec banderoles et pancartes. On pouvait lire sur des pancartes : «niet à la non assistance des personnes en danger», «non à l’inertie de l’état» «Retour des FAMAs à Yoro», « Trop de morts pour une commune », «je suis déplacé je souffre» «Réouverture de l’axe koro- dinangourou».

« Nous voulons être sécurisés et exhorte les FA-MAS de jouer leus rôles régaliens de protection et de défense des personnes et leurs biens. ce qui se fait dans le Domno est pire que kidal, surtout la commune de Yoro qui est en voie de disparition, l’axe Koro- diougani- dinangourou miné et interdit depuis 2 ans. Plus de 60 écoles fermés dû à l’insécurité résiduelle », dénonce le président d’honneur Moussa Aya.
En plus sur la route de poisson plus de 10 véhicules brûlés en 2 mois par les bandits armés sur l’axe Koro- Sevaré (pont parou), dû au silence du gouvernement les terroristes sévices.

Plusieurs personnes enlevées sur l’axe Koro Ouahigouya frontière entre le Mali et Burkina Faso. « Les militaires ne sont plus à Yoro, pourtant le gouvernement avait rassuré le chef du village de Yoro lorsque les déplacés retournaient à Yoro parmi les 9 villages de la Commune de Yoro : Yoro, Guiri, Gangafani 2, Koutaka, Louh, Nassolé, Kindi, Yomtaou, Zanangué. Parmi ces villages, seuls les habitants de Yoro et Guiri resident sinon les autres se sont dispersés par peur des tueries », regrette M. Aya.
C’est un cri de cœur que l’association a lancé. « A l’aide toute une commune se dissipe, les habitants de Domno sont meurtris, dans la seule commune de Yoro plus de 6000 déplacés et plus de 5000 réfugiés, de juin à jours 111 morts et plusieurs blessés,nos greniers brûlés, nos case brûlés, nos bétails emportés, interdiction de cultiver, les habitants délaisés par les militaires qui se sont replier dans le camp de dinangourou. je suis déplacé à Koro je souffre car j’ai perdu mon droit d’être citoyen malien. Tantôt on me traite de «réfugié burkinabé» par amalgame. Si rien n’est fait dans quelques semaines les groupes armés vont s’accaparer de toute la commune jusqu’à la frontière du Burkina».

L’État malien est interpellé face au risque de perdre une partie de son territoire presque couper du Mali. « La route de 150 km de Koro à Yoro impraticable, des tueries, chasse à l’homme par ci et des tueries des engins explosifs improvisés sur le long de cette route non goudronnée… ».
Les principales doléances sont : le retour immédiat du camp militaire à Yoro, la sécurisation et la réouverture de l’axe koro- diougani-dinangourou, l’escorte des FAMAs sur le tronçon Koro-Sevaré, la sécurisation et la réhabilitation immédiate des deux ponts sabotés (Bih et parou ) par les terroristes.
Président d’honneur AJRDO
Moussa Aya.

mali24