« Plastik Toxik Partout » : l’art au service de la protection de l’environnement

Les Associations Famu Danse, Copier-Coller et les Ateliers Médicis, ont officiellement lancé, mardi 23 février 2021, les activités du projet artistique « PLastik Toxik Partout ». Une initiative qui vise à contribuer à la sensibilisation pour la préservation de l’environnement à travers la danse contemporaine.

Le combat pour la préservation de l’environnement n’est pas qu’une affaire des pouvoirs politiques. Il appartient à chaque citoyen quel que soit son domaine d’intervention d’apporter sa partition à ce combat. C’est ce que les associations culturelles Famu Danse, Copier-Coller et les Ateliers Médicis ont compris en initiant le projet artistique « Plastik Toxik Partout ». Un projet écologique financé par Accès Culture et soutenu par Sanuva et l’Institut français.

Le danger des montagnes d’ordure

La conférence de presse de lancement du projet s’est tenue dans les locaux de l’Union d’Associations Artistiques « Le FIL » au quartier du fleuve en présence des représentants des différentes parties prenantes. Au total, 53 jeunes malentendants de Bamako, Ségou et Koutiala, issus du projet Parole de corps, bénéficient des ateliers de danse avec des déchets plastiques.

A Bamako, la capitale malienne, « les montagnes de déchets ont fini par former de nouveaux paysages », selon les initiateurs de ce projet. « Depuis l’invention du plastique, sur 8,3 milliards de tonnes de plastiques produites, seuls 9 % ont été recyclées », remarquent-ils avant de préciser qu’« au Mali, sur les décharges, des enfants, des femmes, des vieux, des jeunes travaillent pour gagner quelques francs CFA… et de nombreux problèmes de santé » ! Et de poursuivre : « Les déchets sont brûlés, dégageant des vapeurs toxiques respirées par les populations voisines ».

« Sensibiliser les malentendants du danger des déchets »

Selon eux, l’artiste, face à ce constat, peut être révélateur et médiateur. En partant de son inspiration et jusqu’à l’aboutissement de son travail, grâce à son langage artistique propre, il rend sensible ce constat pour le plus grand nombre. « Notre objectif est de sensibiliser les malentendants du danger des déchets sur l’environnement et leur imprégner des procédures de recyclage des déchets », explique Alfousseyni Coulibaly, chargé de communication de Sanuva.

Comme objectifs, le « Plastik Toxik Partout » entend contribuer à l’atteinte de l’objectif 4.7 des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030. Ce n’est pas tout. Ce projet entend faire en sorte que tous les jeunes acquièrent des connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable. C’est une manière aussi de mettre les artistes en capacité d’intégrer les questions de protection de l’environnement dans leur travail de création et dans leur message artistique. C’est un renforcement du rôle de l’artiste et la place de l’art dans l’éveil des consciences des publics éloignés de l’information sur la protection de l’environnement.

Youssouf Koné

Source : Aujourd’hui Mali

Source:Phileingora

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