GSM : Avec le « rônier » Orange-Mali on paie même le service non consommé

Combien de millions de francs est-ce que Orange soutire frauduleusement, chaque jour, à ses abonnés ? Dix ? Vingt ? Plus ? Imaginez 8.5 millions d’abonnés qui effectuent trois appels en absence par jour. Cela peut aller facilement à 8.5x3x5 FCFA. Une vraie pactole.
Appeler aujourd’hui avec Orange, c’est faire un duel de cowboy au far West  contre l’operateur N°2 par l’histoire et Un par la taille. Une fois que l’abonné Orange compose un numéro, son doigt est crispé sur la gâchette, pardon le bouton d’interruption des appels.  Il est tendu et est résolu de ne pas se faire avoir une fois de plus. C’est à qui tire le premier. Car il suffit d’aller sur le répondeur ou quelque chose comme ça pour que le « rônier » Orange dégaine,  tire et soutire. Vous avez beau être Django, qui tire toujours le premier, Orange vous aura. Seule l’ampleur de votre défaite restera à déterminer. Et c’est Orange elle même qui se chargera de vous narguer avec à chaque coup : en vous envoyant dardar un message.
« Votre appel de …secondes vers le numéro …vous a couté….F Cfa. Votre solde est de… ». C’est le type de message qu’un abonné chez Orange Mali reçoit après chaque tentative d’appel de la part de son operateur. L’appel peut  passer ou pas mais  dans les deux cas, il payera.  Et Orange lui dira ce qu’il lui a soutiré. Payer pour un service non consommé, tel est la spécialité d’Orange !  Seul dieu connait la quantité de millions qu’Orange soutire à ses abonnés par jour pour rien. Le principe de cette transparence est vraiment à saluer. Elle ne crée pas le problème mais elle en a été le révélateur édifiant. Cette transparence, elle a permis de faire naitre chez les abonnés du second- et futur deuxième- operateur un sentiment de vol. Les abonnés Orange Mali ont désormais la désagréable sensation d’être volés à longueur de journée par leur operateur.
On se souvient qu’aux débuts, de l’ancêtre Ikatel, c’est grâce à cet operateur que le Gsm s’est démocratisé et s’est popularisé. Avec le premier operateur, seuls quelques happy few triés sur le volet pouvait fièrement arborer un Gsm. Avec le second, on n’avait pas besoin ni d’être millionnaire ni d’être pistonné pour avoir droit à un téléphone portable. Et les élèves et étudient s’étaient massivement engouffrés dans la brèche. Et ces pauvres ont inventé un terme et une pratique : «deux seconde ». Cela consistait à profiter, voir abuser, d’une certaine largesse de la maison adorée et communiquer…gratuitement. Aller sur répondeur en ce moment là ne donnait pas lieu à une facturation.
Faux Robin Des Bois
Toujours est-il que l’operateur va faire, rapidement,  preuve d’avarice et de petitesse pour supprimer la possibilité pour les élèves de profiter des « deux secondes » (d’appel sans tarification). Une autre malheureuse ‘invention ‘‘ va suivre : la ‘tarification par seconde’’  (comme son nom l’indique à priori) ou la ‘tarification par cadence’’ (payer par  paquet de  20 secondes : même si l’on consomme pour une seconde, l’on paie pour vingt). Un  système de  choix de tarification auquel personne n’a rien compris et dont on ne connait pas le sort à ce jour.
La suppression des « deux secondes » aux élèves aurait été comprise si l’operateur était en difficulté. Or, elle connaissait un essor foudroyant qui étranglait son seul concurrent. Orange gagnait tellement de parts de marché qu’il faisait des gestes de bonté à la ronde. Prendre aux pauvres de chez lui pour aller donner ailleurs à d’autres. Robin Des Bois prenait aux riches pour donner aux pauvres. C’est ça qui a fait sa légende. Orange lui, prend aux pauvres pour donner aux riches qui ne lui ont rien demandé. Du « tôgôgnini » ! Et pire encore, refusé aux proches pour aller donner aux lointains. C’est ça être « rônier » : celui qui est assis au pied de cet arbre ne bénéficie jamais de son ombre. Il risque seulement de recevoir son fruit, un vrai obus, sur la tête. Et si cela continue et si Orange ne fait rien, ses abonnés vont effectuer leurs appels avec d’autres operateurs. Car cela reviendra, au bout du compte, moins cher. A bon entendeur…
A.    Tall

Vous allez aimer lire ces articles

Les Réseaux sociaux : Au cœur de l’exclusivité dans la diffusion des informations

Cercle d’Ansongo : 48 civils tués par des hommes armés

Que sont-ils devenus… Moctar Koureïchi : Artisan de la création du Djoliba, homme politique et chef de quartier

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct