Le style vestimentaire des jeunes maliens : La mode ou le déshonneur ?

Le phénomène n’est pas nouveau mais il a pris une telle ampleur ces dernières années et devient chaque jour, un peu plus, un problème de société. De nombreux jeunes filles et garçons de divers raisons se livrent à une débauche inquiétante. Nos habits ne sont plus fabriqués pour couvrir nos nudités ; les jeunes maliens veulent forcement s’inspirer des stars…
Tenues vestimentaires provocatrices, prostitutions, les sites de rencontres, maraboutismes…, la liste ne saurait être exhaustive. Tout y passe désormais. Le Mali des valeurs traditionnelles et morales, du respect de la personne humaine, de la dignité est en passe de devenir un dépotoir culturel ou toutes les idées que la morale récuse, parfois venues d’ailleurs, élisent domicile sans que personne ne s’en offusque.
Si notre époque se distingue par l’avènement de la technologie de pointe dans les domaines, de l’internet (face book, tweeter, tec.) et de la téléphonie mobile avec des téléphones dits des Smartphones qui ont tendance à remplacer l’être humaine dans ces activités ; sont la preuve d’un monde extrêmes avancé par rapport au temps passé de nos arrières grands parents.
Est-ce la raison qui explique aussi le bouleversement total des valeurs et mœurs qui ont jadis caractérisé notre culture, nos coutumes et nos religions ?
Nous voyons aujourd’hui dans nos grandes villes et même dans les villages, des jeunes filles et garçons qui s’habillent en exposant les parties sensuelles de leur corps. Est ce une mode ou une flétrissure ? Nous ne saivons vraiment pas. Dans tout les cas, le temps est venu de songer à nos valeurs ancestrales. Pour certains jeunes, s’habiller bien ne signifie plus se couvrir le corps, mais l’exploser à l’appréciation du monde. C’est ainsi que les usines de fabrique de prêt à porter ont très vite compris en changeant le système de jeu. Les habits ne sont plus destinés à couvrir la nudité du corps, mais plutôt  à faire l’harmonie entre l’habit et les parties du corps (dos, les seins, le nombril, les cuisses, etc.). Les adolescents sont obligés de se conformer au style à la mode, aux risques d’être rejeté par les autres.
Oui, la mode a bien révolutionné  le monde également, mais l’éducation de base au Mali qui naguère était l’apanage du cercle familial est aujourd’hui réduite à une portion congrue. La jeunesse a perdu ses repères et s’en remet aux archétypes que lui inculque une minorité de privilégies toujours pas exempts de reproches et que le hasard du destin a propulsé au devant de la scène : célébrités stars de la musique, du cinéma ou des feuilletons et les jeunes filles exposent sans gène leur corps et se plaisent à attirer les regards. Autres fois au Mali, les filles se faisaient respecter par leur politesse et leur manière sobre de s’habiller ainsi que leur beauté qui s’expliquait par la pudeur, le respect des parents et de l’entourage. Aujourd’hui, plusieurs d’entre elles affichent plutôt le contraire. Cette question qui devienne au fil des années un problème de société interpelle tous en suscitant également de polémiques dans le domaine des mœurs. Entre ceux qui restent accrochés de la situation (les civilisés) et ceux qui restent accrochée à la bonne sacrée vielle morale traditionnelle (les gaous ou les VDV « venir directement du village »), une guerre de nerf est lancé.
Pourquoi avoir choisir brusquement un mode d’habillement qui dérange les autres et qui les avilie eux-mêmes ?
Au Mali, poser cette question est quelque peu naïf. Mais ce n’est un secret, certains jeunes  sont en perte d’identité. Ils ont perdu tout repère. Par leurs actes, ils cherchent à s’effrayer un chemin dans l’environnent socio-politico culturel devenu hostile et austère. Ce chemin parfois tortueux, sans lendemain est une solution ponctuelle.
Nos écoles et autres lieux de rencontre sont des lieux ou chacun est obligé de ressembler au Justin Bieber, au la fouine, au rihanna, au Shakira… pour être accepté par le groupe. Les jeunes s’inspirent des stars de la musique de la mode et du cinéma pour s’habiller en faisant fi des réalités socioculturelles du pays.
Notre société ne sait plus quels  types de valeur inculquer aux enfants avec des technologies’ chaines de télévisons, internet). L’humanité court à plusieurs vitesses vers le non-conformisme de nos cultures. On ne sait plus ou va le monde et quels chemins emprunter.
Aujourd’hui, nous assistons à un amalgame de culture et une imbrication des valeurs qui ne s’expliquent pas. Notre jeunesse est plutôt inspire par les Beyoncé, les Alicia Keys de la R’n’B, par Anna Wintour, les Olivia Palermon de le fashion, par des Will Smith, les  Cameron Diaz du cinéma et du sport, etc. Chacun en fonction de son style se retrouve dans une tribu et s’efforce d’y rester.
Malgré l’influence du temps moderne, nous ne devons pas perdre de vue nos valeurs et identité qui font notre personnalité. L’habillement n’aura meilleure utilité que de protéger le corps humains, sans quoi l’homme qui je suis ne se dinguera pas des animaux…
Arouna Sissoko  

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