Lutte contre la mendicité au Mali : La CADE relance le débat

L’hôtel Massaley a servi de cadre, le samedi 19 juillet 2014, à l’atelier d’échanges organisé par l’association pour la citoyenneté, la Démocratie et l’environnement (CADE) sur la problématique de la mendicité des enfants au Mali. Il s’agissait pour les organisateurs à travers un débat franc d’aller à la racine du mal en vue de proposer des solutions concrètes pouvant atténuer la souffrance des enfants mendiants.

L’association pour la Citoyenneté, la Démocratie et l’environnement ne reste pas indifférente face à la souffrance et à la douleur subies par les enfants du fait de la mendicité. Pour atténuer l’ampleur du phénomène qui prend de plus en plus du poil de la bête dans nos grandes agglomérations, l’association entend jouer toute sa partition.  D’où, la tenue le samedi 19 juillet 2014 à l’hôtel Massaley, d’un atelier d’échanges sur la problématique. Pour la circonstance, l’association a fait appel à deux grands experts en la matière. Il s’agit de Dr Moussa Sissoko et de Dr Mamadou Fanta Simaga.  Selon le Président de l’association, Seydou Cissé, l’objectif de l’atelier est de pouvoir sortir une ou deux idées que l’association pourra matérialiser en vue d’atténuer la souffrance des enfants mendiants. « Nous voulons avoir un pays où l’éducation, l’emploi et la santé sont assurés pour tout le monde. Pour ce faire, nous  pensons qu’il faut méditer sur le sort des enfants qui sont dans des conditions difficiles », explique M. Cissé qui affirmera que  le problème de mendicité devient de plus en plus complexe.   Prenant la parole, Dr Moussa Sissoko dira que ce sont les conditions de pauvreté des foyers qui se traduisent le plus souvent dans le domaine de l’éducation et de la santé. Conséquence, explique-t-il, 1400 enfants sont aujourd’hui contraints  à faire recours à la mendicité pour vivre à cause de la pauvreté de leurs parents. Et les écoles coraniques sont sollicitées par ces parents démunis. « Mais malheureusement, ces écoles aussi ne bénéficient d’aucun appui financier pour assurer la bonne formation de ces enfants », a regretté l’expert. Pour qui la mendicité tire sa source du fait qu’il n’y a pas une volonté politique pour accompagner ces écoles coraniques.
Abondant dans le même sens Mamadou Fanta Simaga fera savoir que la mendicité en soit n’est pas une mauvaise chose. A l’en croire, l’idée est venue de Sékou Amadou, un marabout peulh, pour cultiver l’humilité chez les Peulhs auparavant très orgueilleux afin qu’ils puissent respecter leurs maîtres et recevoir d’eux une bonne formation. Mais, regrette-t-il, aujourd’hui la donne a changé. « Non seulement, on les exploite (Ndlr les enfants mendiants) mais on ne les enseigne pas », a dit M. Simaga.

KEITA Youssouf Z.

SourceLerepublicainmali

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