Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa MAIGA a inauguré hier dimanche, 05 novembre 2017, les travaux d’aménagement de la section de route OUO-BANKASS-KORO. S’inscrivant dans le cadre de la politique de Désenclavement intérieur et extérieur du Mali, ce projet a porté sur trois (3) types d’intervention : les travaux de construction de chaussée, les travaux de réhabilitation du réseau routier et les prestations diverses.

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Les travaux de construction de chaussée ont concerné : les travaux préparatoires, le terrassement, la scarification de l’ancienne couche de roulement, le recyclage et la mise en œuvre des produits recyclés, la fourniture, le transport et la mise en œuvre d’une couche de fondation et d’une couche de base en matériaux sélectionnés naturels, la mise en œuvre d’un enduit superficiel bicouche pour la chaussée et monocouche simple pour les accotements, la signalisation routière. Etc.

Les travaux de réhabilitation ont porté, entre autres, sur : le nettoyage, le curage et la réhabilitation du dispositif de drainage existant, la reconstruction de certains ouvrages existants, la démolition pour reprise totale d’autres ouvrages existants, et la création de nouveaux ouvrages, de caniveaux maçonnés et de bassins de rétention.

Les prestations diverses ont consisté essentiellement à l’élaboration du Dossier Technique d’Exécution ; la recherche et l’exploitation des diverses carrières et des emprunts de matériaux nécessaires à la réalisation de la chaussée, ainsi qu’au transport des divers matériaux et fournitures. Dans cette dernière rubrique, il est prévu un volet environnemental prenant en compte des dispositions préventives et curatives pour réduire les impacts négatifs sur l’environnement.

D’une longueur de 91 km, la section de route OUO-BANKASS-KORO est constituée d’une emprise de 10 km, d’une chaussée de 7 km et d’accotements de 2×1,50 m. elle est faite en enduit superficiel bicouche pour la chaussée et en enduit superficiel monocouche pour les différents accotements.

Au-delà des travaux de revêtement des voies, de construction de dalots et caniveaux et d’équipements…le plus grand challenge de ce projet routier a été enregistré à la descente de OUO. Cette zone autrefois dangereuse et ayant fait des centaines de morts du fait de son positionnement géographique ne représente plus qu’un mauvais souvenir.

Cette route appartient à la fois au réseau routier prioritaire de la CEDEAO et à l’axe CU13 du réseau communautaire de l’UEMOA.  Elle a été réalisée en trois phases. La première phase (37 Km) a vu l’exécution des travaux de bitumage du tronçon Bandiagara-OUO réceptionnés en mars 2010. La deuxième phase (30,5 Km) a concerné les travaux de bitumage de l’axe routier Koro-Frontière Burkina Faso réceptionnés en mars 2015.

La troisième et dernière phase, objet de la présente cérémonie, est relative à la section OUO-Bankass-Koro. Cette section comporte deux tronçons : l’axe principal (OUO-Bankass-Koro) long de 88,200 km et la bretelle de Koro, longue de trois (3) km qui est la section urbaine de l’ancien tracé de route Bankass-Koro.

Cette nouvelle section de route, aux dires de madame le Ministre de l’Equipement et du Désenclavement, viendra accroitre les échanges économiques et la mobilité entre les villes. Elle permettra également de réduire les coûts de transport, tout en facilitant l’accès aux services sociaux de base.

« Courage et persévérance ont un talisman magique devant lequel les difficultés disparaissent et les obstacles s’évaporent » : c’est à travers cette citation de John Quincy Adams que la Ministre Traoré Seynabou Diop a abordé la question de la durée de ce chantier.

Et d’ajouter : « Depuis 2009, nous avons eu d’énormes difficultés dans ce projet… Nous avons rencontré de nombreux obstacles sur ce chantier. Mais, Monsieur le Premier Ministre, le courage et la persévérance des différents acteurs en sont finalement venus à bout. Et aujourd’hui, la mise en service de cette route contribuera, entre autres à : promouvoir et développer les activités industrielles, agricoles et pastorales ; améliorer la sécurité routière et la fluidité du transport ; réduire le taux des accidents de la circulation et le coût de transport des produits ; renforcer l’intégration régionale et les échanges commerciaux ; sauver des vies humaines en évacuant dans de meilleures conditions les malades vers les Centres de Santé ; et augmenter le taux de scolarité en  améliorant l’accès aux infrastructures scolaires ».

Tous les différents autres intervenants se sont accordés sur la contribution que cette route va apporter dans le développement local et communautaire. Pour les populations locales, elle viendra changer leurs vies en mettant fin notamment aux difficultés d’écoulement du poisson et de ses sous-produits, ainsi qu’aux pertes de temps dans l’acheminement des productions agricoles, notamment le mil vers les zones de consommation.

Le coût total hors taxe du projet est de 14 milliards 268 millions de francs CFA. Il a été financé par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) à hauteur de 9 milliards 500 millions, la BIDC pour un montant de 3 milliards de francs CFA, l’UEMOA avec une contribution de 1 milliard 125 millions et l’Etat du Mali.

 

Bintou DIARRA

 

Source: Le Confident