FILIERE PAIN : Gouvernement et acteurs s’accordent sur les prix

Après deux mois d’impasse, le prix détail de la baguette de pain 300 kg est ramené à 250 fcfa pour soulager. Ce, à compter de ce jeudi 1er avril 2021.

Cette réduction vient à point nommé à deux petites semaines du mois de ramadan. Il s’agit là d’un grand ouf de soulagement pour les populations. Déjà, l’un des produits incontournables dans l’alimentation dans les grandes villes maliennes, le pain est fortement consommé pendant la période du ramadan.

Sa matière première qui est la farine occupe une place de choix dans l’alimentation, car elle est transformée sous diverses formes. En effet, le revue du prix du pain à la normale est l’une des fortes conclusions qui sont assorties du cadre d’échanges, de discussions et de négociations avec le ministère de l’Industrie, du Commerce, et de la Promotion des investissements.

Ces concessions et compromis ont abouti ce mardi 30 mars 2021 à la signature du protocole d’accord relatif à la commercialisation de la farine de blé et du pain entre le ministre Harouna Niang et le président du cadre de concertation de la filière pain, Mamadou Lamine Haïdara.

Cette signature de convention a enregistré la présence du Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boucadary Doumbia, du Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence du district de Bamako, Zédion Dembélé.

La cérémonie aura enregistré par la présence du président de l’association des revendeurs de pain, les représentants du syndicat des boulangers, et des membres du cabinet du ministre.

En effet, les différents échanges ont débouché d’une part sur la nécessité de stabiliser les prix de la farine et du pain et d’autre part sur la nécessité de travailler ensemble sur la viabilité économique de la filière pain.

Ainsi, en raison de la situation socio-politique et économique du pays et au regard des conclusions des concertations, il a été convenu un certain nombre de points d’une importance capitale.

D’abord, en ce qui concerne la fixation des prix, les deux parties ont convenu que le prix indicatif plafond du sac de 50kg de farine de blé aux boulangers soit fixé à 20 000 Fcfa.

Dans la même rubrique, il a été conclu que les prix planchers du pain aux revendeurs soient fixés comme suit : « Petit pain de 150 g à 100 Fcfa ; gros pain de 300 g à 200 Fcfa ».

Quant aux prix indicatifs plafonds du pain aux consommateurs, ils sont fixés pour le petit pain (150 g) à 125 Fcfa, pendant que le gros pain de 300g est vendu à 250 Fcfa. A cet effet, les acteurs se sont engagés à ce que le non-respect de ces prix soit puni conformément à la réglementation en vigueur.

S’agissant de la viabilité économique de la filière pain, l’accent a été mis sur la professionnalisation de la distribution du pain dans les bonnes conditions d’hygiène.

Aussi, est-il question de la mise en place des kits de livraison garantissant la sécurité sanitaire du pain pour le consommateur. Pour ce faire, la mise en place d’un comité de contrôle et de suivi des prix a été validée.

Mieux, pour satisfaire les besoins de consommation et contribuer à l’essor de l’économie nationale, le département de tutelle et le cadre de concertation de la filière pain s’engagent à œuvrer pour la mise en place très prochaine d’un chronogramme de modernisation des boulangeries. Les deux signataires promettent de veiller à l’application de la présente convention sur toute l’étendue du territoire national pour l’intérêt et le bénéfice du consommateur malien.

Le président du cadre de concertation de la filière pain a déclaré que sa faitière a accepté cet arrangement avec le gouvernement dans le seul but de soulager les consommateurs.

Le ministre Harouna Niang a salué les boulangers pour leur esprit patriotique, de solidarité et de compréhension. Selon lui, à travers ce geste, les boulangers ont compris que le Mali est un pays très vulnérable et dont beaucoup de citoyens vivent du pain et du lait. Rassurant ses interlocuteurs, il a laissé entendre : « Nous allons cheminer ensemble ». Comme dans un cours magistral, il a parlé des pistes à explorer pour réussir la diversification du pain actuel. De ce fait, il a vanté le « Mali bourou » à base de la farine de maïs.

De son analyse, il urge de valoriser notre produit, comme par exemple à travers la modernisation du « Takoula » et la production du « N’komi » du « acra ». Dans ce cadre, le ministre Niang ambitionne d’organiser un salon du petit déjeuner malien. Il a soutenu que le Mali regorge des produits riches sur le plan nutritionnel, mais qui sont souvent oubliés. Le ministre n’a pas caché sa satisfaction par rapport à cette signature de protocole d’accord, surtout en cette veille de Ramadan.

Jean Goïta

zaharainfos

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