Microfinance : Les systèmes financiers décentralisés se mettent à jour

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a présidé hier, l’ouverture des travaux de l’atelier de renforcement des capacités des Systèmes financiers décentralisés (SFD) sur le dispositif prudentiel de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) applicable à ces systèmes.

Cet atelier de quatre jours est co-organisé par le Mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés (Meref-SFD), le Centre de promotion et d’appui aux systèmes financiers décentralisés (CPASFD) et l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD).

Il s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan de travail et budget annuel 2021 du Meref-SFD. Il permettra aux participants de partager le dispositif prudentiel de la Bceao applicable aux SFD avec la facilitation d’experts reconnus dans ce domaine. Afin de renforcer son appropriation et améliorer sa mise en œuvre à l’aune des attentes de toutes les parties prenantes à la promotion de la microfinance au Mali.

Pour le président de l’APSFD, les institutions de microfinance contribuent de manière significative à la promotion de l’inclusion financière en facilitant l’accès des populations les plus démunies surtout en milieu rural aux services financiers de base (épargne, crédit…) Les chiffres sont illustratifs, à en croire Adama Camara.

La microfinance comptait, au 31 décembre 2019, 86 structures agréées, 1.200.000 membres et clients, 135,9 milliards de Fcfa d’encours de crédits, 100,9 milliards de Fcfa d’encours de dépôts et un taux de dégradation du portefeuille de 6,8%, a-t-il détaillé. Le secteur reste confronté aux défis d’accès au financement, de sa viabilité, de l’anticipation des grandes évolutions économiques, de renforcement des capacités des ressources humaines, de la gouvernance des SFD, de la diversification des produits et services de l’APSFD-Mali et de la digitalisation des opérations, a fait remarquer Adama Camara.

La promotion de la microfinance est une action qui retient l’attention des autorités de la Transition grâce aux appuis que les SFD apportent aux populations, aux petits producteurs agricoles et aux Petites et moyennes entreprises en difficulté, notamment en milieu rural et dans les zones difficile d’accès, a assuré le ministre de l’Industrie et du Commerce.

Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, souligné le besoin de professionnalisme dans la gouvernance et le suivi des opérations sur toute la chaîne de financement.

C’est pourquoi, a-t-il rappelé, le Meref-SFD a organisé cet atelier de formation sur le dispositif prudentiel applicable aux SFD, via les normes de la Bceao pour accompagner la professionnalisation des SFD afin de contribuer à l’amélioration de la capacité de gouvernance adossée à la réglementation bancaire dans l’espace Umoa.

Cet atelier permettra ainsi aux participants de maîtriser davantage les méthodes théoriques et pratiques pour renforcer leurs compétences en matière de production, d’analyse et de partage d’informations financières fiables et utiles dans leurs contextes et aux périodes convenues, a noté Mahmoud Ould Mohamed. Ce qui est, selon lui, de nature à renforcer la confiance des partenaires aux SFD, la crédibilité et la performance du secteur de la microfinance, en général.
La cérémonie d’ouverture des travaux a été sanctionnée par la remise symbolique des kits de protection contre la Covid-19 aux SFD.

Makan SISSOKO

Source : L’ESSOR

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