Sanctions de la CEDEAO : la Guinée, l’Algérie et des OSC soutiennent le Mali

Certains pays et organisations ont annoncé leur solidarité au Mali, suite aux sanctions de la CEDEAO contre le pays. Au niveau national, des dizaines de syndicats et organisations de la société civile se mobilisent pour soutenir les autorités de la transition.

L’Algérie et la Guinée ont indiqué, dans différents communiqués, leur disponibilité à soutenir le Mali. Le ministère algérien des affaires étrangères a appelé la CEDEAO, l’UEMOA et le Mali à faire preuve de retenue et à reprendre le dialogue. Cela afin d’éviter l’escalade des tensions dans la région et l’exacerbation de la crise. Les autorités de la transition guinéenne, quant à elles, se sont désolidarisées du communiqué de la CEDEAO. Elles ont annoncé l’ouverture de leurs frontières aériennes, terrestres et maritimes “à tous les pays frères dont le Mali”.

Au Niger, le collectif “Tournons la Page pour l’alternance démocratique en Afrique”, une organisation de la société civile, a condamné avec fermeté les sanctions de l’UEMOA et la CEDEAO.

 

Au Mali, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), l’Association Gao Lama Borey Internationale, le Syndicat Autonome des Administrateurs Civils et le Mouvement Génération Engagée, ont annoncé leur soutien aux autorités de la transition. Ils invitent à la mise en œuvre des recommandations des assises nationales de la refondation.

Des sanctions jugées « monstrueuses et illégales »

La coordination des associations et regroupements de la société civile du Mali (CARSOC) juge ces sanctions « monstrueuses et illégales ». Ses responsables estiment que l’UEMOA n’est pas apte à prendre des sanctions économiques contre le Mali. Ainsi, ils envisagent de saisir qui de droit.

Docteur Adama Traoré président de la CARSOC

Forte aura des sanctions au niveau des frontières

Les effets des mesures de la CEDEAO se font déjà sentir. Au corridor Mali-Burkina Faso, plusieurs véhicules de transports sont bloqués au poste des douanes de Koury à cause de la fermeture des frontières. Des voyageurs mécontents, dénoncent les sanctions prises par les Chefs D’États Ouest africains.

Rappelons qu’une mobilisation générale est prévue au Mali vendredi prochain, 14 janvier 2022. L’appel a été lancé hier (10/01/22) par le gouvernement du Mali, à l’issue du Conseil des ministres extraordinaires tenu à la présidence de la République.

 

Source: studiotamani.org

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