Il y a 22 ans, 19 officiers chassaient le dictateur Traoré

Amadou-Toumani-Toure lieutenant colonel putsch 1991

Amadou Toumani Touré

Dans la nuit du mardi 26 mars 1991, une junte militaire, dirigée par le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT), a achevé le travail révolutionnaire du Mouvement démocratique. Elle a arrêté l’ancien président, le Général Moussa Traoré.  Après le coup d’Etat, le Comité de Réconciliation Nationale, composé de 19 membres,  a vu le jour, présidé par ATT.   
Le coup d’Etat du 26 mars 1991 a été le couronnement de la lutte menée par le peuple malien à travers la Coordination des Associations du Mouvement Démocratique  contre le régime du Général Moussa Traoré. Le coup d’Etat a été salué par une liesse populaire, après les tueries de janvier et mars 1991.
Le 31 mars 1991, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré est porté à la présidence du Comité de Transition Pour le Salut du Peuple (CTSP), qui est une fusion du CRN et de la Coordination des Associations du Mouvement Démocratique. Composé de 25 membres, le CTSP comptait 10 militaires du CRN et 15 civils. Après la dissolution des Institutions de la République et la suspension de la Constitution, le pays fut géré par un Acte Fondamental. Le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, qui n’a pas eu de mal à se faire reconnaître sur le plan international, a nommé le 2 avril 1991, Soumana Sako, au poste de Premier ministre. Zou comme aiment l’appeler les maliens, a formé, le vendredi, 5 avril 1991, un gouvernement de 19 ministres, qui a tenu son premier Conseil des ministres le mercredi, 10 avril à Koulouba.
Pour une durée initiale de 9 mois, la transition a fait 14 mois. Elle a mis les bases de la démocratie malienne, avec l’élection du premier Président démocratiquement élu, Alpha Oumar Konaré.
De mars 1991 à mars 2013, la démocratie malienne a connu des hauts et des bas. Sa  plus grande épreuve date du 22 mars 2012, où son processus a été interrompu, avec le coup d’Etat. Depuis ce jour, le pays vit une situation difficile de son histoire,  l’occupation du 2/3 du territoire national pendant 9 mois, la détérioration du tissu politique, économique et social, la division au sein de l’armée, la mise à mal de la liberté de presse, etc. En janvier 2013, avec l’avancée des groupes terroristes vers le Sud, le Mali était au bord de l’explosion. Il a fallu l’intervention efficace de la France, le 11 janvier 2013, pour éviter que le pays ne se transforme en un Etat terroriste. Et depuis, la situation est en train de se stabiliser tant bien que mal. Une feuille de route a été adoptée, la date de l’élection présidentielle a été fixée et la commission de dialogue et réconciliation a vu le jour.
Doucement, le Mali s’achemine vers l’organisation des élections, seules issues pour sortir de cette situation d’exception.
Ahmadou Maiga

LES MEMBRES DE CRN (Comité de Réconciliation Nationale)

Amadou Toumani Touré : Lieutenant-colonel
Mohamed Coulibaly : Médecin Commandant
Bakary Coulibaly : Lieutenant-colonel
Tiécoura Doumbia : Lieutenant-colonel
Lamine Diabira : Commandant
Harouna Traoré : Commandant
Hamidou Sissoko : Chef d’escadron
Kafougouna Koné : Lieutenant-colonel
Yaya Ouattara : Commandant
Anatole Sangaré : Commandant
Souleymane Yacouba Sidibé : Commandant
Ousmane Maïga : Lieutenant-colonel
Sada Samaké : Commandant
Cheick Oumar Diarra : Lieutenant-colonel
Oumar Diallo dit Birus : Lieutenant-colonel
Moussa Diabaté : Commandant
Siaka Koné : Capitaine
Lassine Koné : Commandant
Mamadou Konipo : Commandant.

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