Un important incendie touche l’hébergeur français OVH, de nombreux sites internet hors service

Acteur majeur du marché, l’hébergeur français OVH a été victime d’un incendie sur son site de Strasbourg. Un bâtiment rempli de serveurs est entièrement détruit, un autre gravement touché. De nombreux sites internet ont été mis hors ligne.

Plusieurs sites hors ligne, dont certains du gouvernement. L’incendie qui s’est déclaré tôt mercredi à matin à Strasbourg (Bas-Rhin) dans un bâtiment de l’entreprise française OVHcloud, spécialisée dans les serveurs informatiques et l’hébergement internet, n’est pas sans conséquences. Le feu, en cours depuis 3 heures du matin dans le quartier de Port du Rhin, à l’est de la capitale alsacienne, est désormais “circonscrit”, ont indiqué les services de la préfecture dans la matinée.

Sur place, une centaine de sapeurs pompiers ont été mobilisés et les salariés de l’entreprise n’ont pu que constater les dégâts à leur arrivée sur le site, comme le montre cette vidéo d’un journaliste des Dernières nouvelles d’Alsace :

Contrairement à ce qu’elle avait pu indiquer dans un premier temps, la préfecture du Bas-Rhin a précisé que le site n’était pas classé Seveso. En revanche, la zone industrielle où est situé le bâtiment, près de la frontière franco-allemande, compte plusieurs sites Seveso. Aucune pollution toxique a été détectée, malgré l’important panache de fumée, indiquent les autorités préfectorales. Il n’y a pas eu de victimes.

Un bâtiment détruit, un autre très endommagé

Sur le plan technique, cet incendie a provoqué la destruction de l’un des centres d’hébergement, le bâtiment SBG2. Une partie d’un autre bâtiment, Strasbourg 1, a été détruite. D’après Octave Klaba, le fondateur d’OVHcloud, les serveurs du bâtiment Strasbourg 3 sont éteints mais n’ont pas été touchés, tout comme ceux d’un quatrième bâtiment.

Au total, l’entreprise dénombre mercredi midi une vingtaine de services en panne à cause de cet incident. L’objectif est désormais de mettre sur pied un plan de redémarrage, sur les bâtiments 3 et 4 et peut-être SBG1.

Il s’agit d’un coup dur pour l’entreprise qui projetait cette semaine une introduction en bourse. Au total, OVH possède près d’une trentaine de data centers à travers le monde, dont la moitié en France. “Licorne” française dont le siège social est basé à Roubaix, OVHcloud emploie plus de 2 200 personnes et revendique plus de 1,5 millions de clients dans le monde grâce à ses 380 000 serveurs. Le premier des quatre data center de Strasbourg a été installé en 2012.

Comme l’ont souligné plusieurs experts sur Twitter, les données contenues dans les serveurs du bâtiment détruit seront sans doute irrécupérables, à moins d’avoir été sauvegardées par ailleurs, chez d’autres hébergeurs ou sur d’autres serveurs de OVH.

De très nombreux sites internet mis hors ligne

Leader de l’hébergement de données informatiques, OVH, désormais appelée OVHcloud, héberge de très nombreux sites internet en France et à l’étranger et sert de prestataire à de très nombreuses entreprises ou développeurs“Quand tu as passé une semaine à monter une infrastructure et que les serveurs prennent feu une semaine avant la mise en production”, tweete par exemple un développeur dépité.

Si le site data.gouv.fr a été bloqué un temps, il a remis en ligne dans la matinée. En revanche, plusieurs plateformes officielles hébergées par OVH (antidiscriminations.fr, marches-publics.gouv.fr) sont toujours inaccessibles. L’entreprise héberge une multitude de services ou d’institutions qui se sont signalés, comme les clubs de sports ASM Rugby, AS Nancy Lorraine ou bien le Centre Pompidou à Paris, sur les réseaux sociaux :

Des sites allemands, italiens, polonais ou turcs sont également touchés, indique les Dernières nouvelles d’Alsace.

Les plus prudents n’auront pas de mal à activer des sauvegardes, contracter des sécurités, mais les petites structures ou sites amateurs n’ont peut-être pas ce niveau de précaution et risquent de ne jamais pouvoir retrouver leurs données“L’incendie touchant un site majeur d’OVH rappelle un fondamental trop souvent oublié : un site Web, une activité Internet critiques, se redonde sur au moins deux prestataires distincts. (…) Le numérique n’est pas infaillible et reste soumis aux lois du monde réel”, note pour sa part Alexandre Archambault, avocat spécialiste des questions numériques.

Source: franceinter

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