La ministre Kadiatou Konaré devant le Conseil national de Transition : «Nous allons veiller à ce qu’aucun de nos établissements, à ce qu’aucun de nos biens ne soit vendu, ne soit cédé…»

Hier, jeudi 11 mars 2021, des membres du gouvernement étaient interpellés au Conseil national de transition (CNT) pour parler de leur domaine respectif. Il s’agit du Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau, Lamine Seydou Traoré, qui s’expliquait sur le coût élevé de l’électricité au Mali et du Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme, Mme Kadiatou Konaré, qui parlait de la culture malienne. « L’INA (Institut national des arts) a été cédé aux grand dam de tous les amoureux des arts et de la culture, cela s’est fait entre 2019 et 2020…ce que je convoque, c’est l’Etat et la vente de ses biens immobiliers. Nous allons veiller à ce qu’aucun de nos établissements, à ce qu’aucun de nos biens ne soit vendu, ne soit cédé. Et s’il y a des dispositifs réglementaires à prendre, nous allons les prendre », a déclaré la ministre de la culture, Mme Kadiatou Konaré.

Les travaux de cette séance plénière de questions orales étaient présidés par le président du CNT, Malick Diaw, en présence des autres membres du CNT, des membres du gouvernement et d’autres personnalités. Les premières questions orales adressées au Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau, Lamine Seydou Traoré ont été posées par Moulaye Keïta, membre du CNT. Selon lui, la question relative à l’énergie constitue un enjeu majeur sur le plan national et international. « L’objectif est de promouvoir une déserte régulière de nos populations et à moindre coût ! Quelle est votre vision en la matière ? Au Mali, les tarifs ne reflètent pas les coûts et demeurent très élevés par rapport à la moyenne sous régionale ! Cette situation pénalise fortement la compétitivité de nos entreprises ! Quelle est votre politique tarifaire face à cette situation ? », veut savoir Moulaye Keïta du CNT. Répondant aux différentes questions, le Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau, Lamine Seydou Traoré, a fait savoir que Manantali vent le kWh à 45FCFA à l’EDM (Energie du Mali), la Côte d’ivoire vent le coût du kwh à l’EDM à 65 FCFA. « Il y a des efforts à faire sur le coût de l’énergie au Mali. Les potentialités que nous avons doivent nous permettre de produire », reconnaît le ministre. Selon lui, l’électricité est subventionnée au Mali. L’objectif est de faire en sorte que le quotidien du citoyen malien puisse être amélioré. Après cette première interpellation, la deuxième interpellation a été faite par Magma Gabriel KONATE de la Commission de l’Education, de la Culture, de l’Artisanat, du Tourisme, de la Communication et des Nouvelles Technologies du CNT. S’adressant à Mme le Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme, Magma Gabriel KONATE a fait savoir qu’il n’y a pas de développement économique, politique et social sans un rayonnement culturel adéquat. « Au Mali lorsqu’on parle de culture nombre de Maliens pensent au folklore. Alors, entre la culture arabo-musulmane et la culture Judéo-chrétienne, quelle est la culture malienne ? Vous avez organisé une série d’ateliers dans pratiquement tous les domaines de la culture. Mais quelle mise en œuvre sera faite des conclusions de ces ateliers ? Ne peut- on pas développé un tourisme au sud du Mali ? », veut savoir Magma G. Konaté. Répondant aux préoccupations de l’interpellateur, la Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme, Mme Kadiatou Konaré, a fait savoir que sans folklore, une culture survit difficilement, c’est un pan essentiel de la culture. Selon elle, la culture malienne est le fruit d’un long voyage. « Si l’Afrique est le berceau de l’humanité, le Mali est certainement le berceau des arts et de la culture en Afrique », a-t-elle dit. Avant de préciser que le Mali est un pays de culture, un pays de savoir à préserver. A l’en croire, les recommandations des séminaires seront jaugées. Selon elle, le tourisme peut être développé au Sud du Mali et bien au delà. Elle a souhaité le développement du tourisme local et l’accès au livre. En outre, Mme le ministre prône la relecture du texte régissant l’institut national des arts (INA) afin de permettre aux moins jeunes d’y accéder. Elle a indiqué que plus de 2 millions de personnes sont employées par les industries culturelles. « L’INA a été cédé aux grand dam de tous les amoureux des arts et de la culture, cela s’est fait entre 2019 et 2020…ce que je convoque, c’est l’Etat et la vente de ses biens immobiliers.  Nous allons veiller à ce qu’aucun de nos établissements, à ce qu’aucun de nos biens ne soit vendu, ne soit cédé. Et s’il ya des dispositifs réglementaires à prendre, nous allons les prendre », a-t-elle conclu

Aguibou Sogodogo

  Source: Le Républicain- Mali

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