On trompe encore le peuple en nous faisant savoir que les élèves ont repris le chemin des classes dans la capitale de l’Adrar des Iforas et d’autres localités de la région depuis le 12 octobre 2017. On parle même d’effervescence particulière avec la présence du ministre de l’éducation nationale, accompagné du Gouverneur de région. Celui-là même qui est resté cloitré dans une résidence privée, depuis son retour à Kidal il y a presqu’un mois de cela. Il n’a jamais été question pour lui d’aller même visiter les locaux du Gouvernorat, siège de son lieu de travail. On nous fait comprendre, que cette cérémonie s’est faite en présence des responsables administratifs et politiques. En réalité, pouvons-nous savoir, les noms de ces autorités administratives, surtout ceux envoyés du sud vers cette zone. La présence d’un des leurs comme membre du gouvernement, peut-elle être qualifiée de retour de l’administration malienne à Kidal. Tous ceux qui étaient sur ses lieux, sont ou étaient des rebelles bon teint. Kidal s’administre avec ses fils, et n’entend plus se prêter à la présence des responsables sudistes dans ces zones. On aura remarqué l’absence de tout signe du drapeau malien pendant la cérémonie d’ouverture. Tous ce qui étaient, avaient des noms ‘’Ag’’. Les drapeaux du Mali et celui dit de l’Azawad cohabitent toujours ensemble à Kidal. Cela ne gêne ni le gouvernement, ni IBK, ni la MINUSMA, ni Barkhane. Ces deux missions sont d’ailleurs indésirables sur leur terre désormais. Le Ministre de l’éducation n’est nullement inquiet pour cela. Au contraire il a l’air joyeux, parce que sa mission de renseignements se passe comme prévu. En plus, il met les groupes armés en mission de sécurisation des salles de classes. Quel droit peut-il avoir sur ces armées pour ce faire, s’il n’est pas un des leurs ?

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Plusieurs fois des dates ont été données pour le retour de l’administration à Kidal notamment le 20 juin, le 20 juillet et le 20 août, jusqu’à ce jour aucune de ces dates n’a été respectée. Les autorités maliennes ne sont acceptées à Kidal que lorsque la population manifeste pour le manque d’eau, d’électricité etc… C’est à cette seule occasion qu’elles sont les bienvenues. Le régime trouve à chanter avec cette mise en scène de  la reprise des classes à Kidal sur tous les toits du monde que la paix est revenue. Le ridicule ne tue plus dans ce pays d’IBK. Autre temps, autre vertu. La communauté internationale nous trompe en nous disant que la paix est entrain de revenir au nord, alors que cela n’a jamais été une réalité, même si nos autorités contribuent à diffuser cette impression pour se donner une bonne conscience après avoir échoué sur toute la ligne depuis quatre ans. Nos autorités à l’image de la Cour Constitutionnelle doivent savoir ‘’qu’il y a pas de destins forclos, mais des responsabilités désertées’’.

Ivette GUINDO