Préavis de grève aux affaires Etrangères: Le Syltae exige l’effectivité du mouvement diplomatique

ans son préavis de grève en date du 29 avril adressé au ministre du Travail et de la Fonction publique, le Syndicat libre des travailleurs des affaires étrangères (Syltae) exige l’effectivité du mouvement diplomatique afin de ne pas porter préjudice à la carrière des travailleurs et assurer un bon fonctionnement des missions diplomatiques et postes consulaires. Une pression de plus sur le président de la Transition, Bah NDaw et son vice-président, colonel Assimi Goita.

Le bureau central du syndicat libre des travailleurs des affaires étrangères, sous la plume de son secrétaire général, Djibril Dansoko, a déposé, le 29 avril dernier, un préavis de grève sur la table du ministre du Travail et de la Fonction publique. N’ayant constaté aucune avancée dans la satisfaction de ses doléances, objet du procès-verbal de conciliation du 10 décembre 2020, le Syltae menace d’observer un mouvement de grève de 72 heures à compter du lundi 24 mai au mercredi 26 mai 2021. A l’issue des négociations, a rappelé le syndicat, le gouvernement a pris l’engagement de relire la loi n°05-39/AN-RM du 22 juillet 2005 relative aux indices spéciaux accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et postes consulaires ; le décret n°96-044/P-RM du 08 février 1996 fixant les avantages accordés au personnel administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali ; et le décret n°05-464 du 17 octobre 2005 fixant la valeur du point d’indice de traitement des personnels occupant certains emplois dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali ainsi que leurs primes et indemnités.

« Fort de ce constat, le Bureau central du Syltae exige, sans délai, la relecture du décret n°05-464 ainsi que l’effectivité du mouvement diplomatique afin de ne pas porter préjudice à la carrière des travailleurs et assurer un bon fonctionnement des missions diplomatiques et postes consulaires. Le Bureau central invite, par conséquent, le gouvernement au respect des engagements pris. A défaut, il se réserve le droit de reconduire son mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction totale de ses nobles et légitimes revendications », conclut la lettre.

Des pressions de plus sur les épaules du président de la Transition et son vice-président. Le colonel Assimi Goïta, président de l’ex-CNSP est soupçonné de bloquer le projet de nomination initié par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeini Moulaye pour récompenser certains de ses proches. Or, dit-on dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères, le projet de nomination a été élaboré par le ministre et son équipe qui ont pris en compte plusieurs enjeux, en privilégiant la piste des diplomates chevronnés pour mieux assurer la défense des intérêts stratégiques de la nation.

Alpha S. Sangaré

Source: Le Challenger

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