Sikasso : Les FARE accueillent de 11 conseillers du PDES

La rentrée  politique des Forces Alternatives pour Renouveau et l’émergence (FARE) de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, dans le cercle de Sikasso, a été marquée par l’adhésion de 11 conseillers municipaux de Fourou, Natien, Pimperéna, Koumatou…et d’autres cadres  du bureau de la  Section PDES  de la région.

Ils  sont 11 conseillers municipaux du parti PDES et 5 autres cadres du parti PDES issus de plusieurs communes rurales du cercle et Sikasso-ville à rejoindre le parti FARE, présidé par l’ancien Premier ministre,  Modibo Sidibé. Leur adhésion a été officialisée lors de la rentrée politique que le parti du Baobab a organisée le week-end dernier dans la capitale du Kénédougou.

Les adhérents justifient leur choix  par le fait  que le parti FARE est réputé pour sa constance  et son projet ambitieux ‘’Mali horizon 2030’’ qui  contient les  jalons de la refondation du Mali  depuis 2013 et soutenu aujourd’hui par de nombreux responsables politiques et les autorités de la transition.

Ils ont également loué les qualités d’homme d’Etat du président des FARE, qu’ils qualifient d’homme intègre, patriote, incorruptible, capable de sortir le Mali de ce gouffre.

Très ému par les éloges et le choix des FARE, Modibo Sidibé a félicité les nouveaux militants de son parti en rappelant les potentialités de la région de Sikasso, où les FARE prévoient  de créer les pools de croissance économique de développement.

« Sikasso est une zone de production agricole importante pour le développement du Mali », a déclaré le président des FARE.

Aussi, a-t-il ajouté, son parti prévoit dans son projet de société de développer l’agriculture, l’élevage et la pêche une fois que les populations portent leur candidat à la tête du pays.

A Sikasso, Modibo Sidibé a rappelé les atouts de l’initiative riz qu’il a initié lorsqu’il était Premier ministre. Selon lui,  l’Initiative a permis pour la première fois au Mali, voire la sous-région, de subventionner les intrants agricoles avec le sac d’engrais à 11 000 FCFA pour permettre aux agriculteurs de produire davantage.

Changement de gouvernance

Par ailleurs, le président des FARE a proposé un changement de gouvernance agricole pour permettre aux producteurs de jouir des fruits de leurs travaux. Ce changement, a-t-il dit, passe nécessairement par l’aménagement des pistes rurales pour permettre de relier les zones de productions à celles de consommation, la création d’un port sec et la réhabilitation de l’aéroport de Sikasso pour faciliter l’évacuation des produits vers l’extérieur et la transformation du coton et autres cultures vivrières au Mali.

« Il faut  créer un pool de croissance économique pour le développement en soutenant la construction des infrastructures routières, aéroportuaires, l’aménagement des plaines », insiste l’ancien Premier ministre, qui renvoie ses interlocuteurs à la lecture du projet ‘’Mali horizon 2030’’. Ce dossier défendu par Modibo Sidibé depuis 2013, lors de sa première candidature à l’élection présidentielle, demeure d’actualité d’autant plus qu’il jette les bases de la refondation du Mali.

Comme à Yanfolila, il y a quelques semaines, le président des FARE, Modibo Sidibé, a déploré le manque de vision inclusive des autorités de la transition autour du chantier de la Refondation  défendu par lui depuis 2013.

« Il faut que les Maliens se reparlent pour qu’on puisse trouver des solutions endogènes à la crise que nous vivons », soutient Modibo Sidibé.

L’ancien Premier ministre a saisi l’occasion pour exprimer l’opposition des FARE contre les solutions rapides qui, selon lui, n’aideront pas le Mali en besoin d’un nouveau contrat social entre le gouvernement et la population pour bâtir un modèle d’Etat que toutes les populations pourront accepter et dans lequel elles pourront se reconnaître.

« Le Mali n’appartiendra jamais à un seul groupuscule », dénonce le chef du parti du Baobab, qui estime qu’il faut que les Maliens soient maitres de leur destin en trouvant leurs propres solutions aux crises qui vivent depuis près d’une décennie.

Pour ce faire, il dira-t-il, des assises nationales de la refondation s’imposent.  Pour lui, ces assises doivent être inclusives, préparées et conduites par un Comité de pilotage, où se retrouvent les Maliens de tout bord. Lire la suite sur aumali…

 

S.D

 

Source: l’indicateur du renouveau

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