Alliance politique : Convergence de vue entre l’Umam et la Codem en vue des élections générales

Il est désormais de coutume que les partis politiques, à l’approche des échéances électorales, font et  défont les alliances selon les intérêts en jeu. A quelques trois petits mois des élections générales de juillet 2013,  cette fièvre se fait, me semble-t-il, déjà sentir sur l’échiquier politique national.

Jeamille Bittar

Jeamille Bittar

De plus en plus, des rapprochements se nouent entre différentes formations politiques de la place qui disent partager les mêmes soucis ou du moins la même vision pour notre pays. Les contacts récents entre l’Union des mouvements et alliances pour le Mali (Umam) de Jeamille Bittar et la Convergence pour le développement du Mali (Codem) de Ousseyni Amion Guindo entre dans ce cadre.
En effet, en début de semaine dernière, la Codem, sous la conduite de son président, a reçu, à son siège sis à Djélibougou, une délégation de l’Umam, elle aussi conduite par son Président, en l’occurrence Jeamille Bittar. L’Umam a été, faut-il le rappeler, portée sur les fonts baptismaux le 22 janvier 2012. Cette rencontre  au sommet entre les deux jeunes formations politiques, conduites par des jeunes, visait, selon les intéressés, à raffermir les relations entre les deux camps dans le cadre des échéances électorales à venir. Aussi, cette visite de haut niveau relevait, si l’on en croit le Président de l’Umam, de la nécessité d’œuvrer pour une alternance générationnelle au Mali, en vue d’opérer un véritable changement pour le bonheur du peuple. «Ce changement ne peut être effectif que par une synergie d’actions de l’ensemble des acteurs », a rappelé M. Bittar, après avoir fait un large tour d’horizon de la situation sociopolitique de notre pays.

Housseini Amion Guindo, président Codem

Housseini Amion Guindo, président Codem

Avec la conviction que les oiseaux du même ramage volent ensemble, le Président de l’Umam a estimé qu’il n’y avait pas de raison que la Codem et son parti ne se donnent pas la main car ils partagent, a-t-il dit, la même vision. Cet appel a trouvé un écho favorable à la Codem dont le Président a remercié ses hôtes du jour pour l’honneur qui leur est fait à travers cette visite. Ainsi, Ousseyni Amion Guindo a abondé dans le sens que M. Bittar, en insistant sur la nécessité de faire un tournant générationnel car, a-t-il estimé, on ne peut reconstruire le Mali avec l’ancienne génération. Conscient que la gestion d’un pays ne saurait être l’apanage d’un seul homme, mais l’œuvre d’une équipe, le Président du parti de la quenouille a souhaité que le changement auquel le peuple aspire tant se fasse dans un idéal commun.
Fort de leur divergence de vue pour le Mali, les deux partis ont ainsi mis en place une commission de réflexion de quatre membres (soit deux par parti). Commission qui devrait œuvrer à l’approfondissement de la collaboration entre les deux jeunes partis.
Plaise donc à Dieu que les ambitions personnelles n’aient pas encore une fois raison de cette alliance. Surtout quand on sait que les deux leaders en question sont tous jeunes. En tout cas, plusieurs de ces cas, on en a vu sous nos cieux.
Bakary SOGODOGO

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