Corruption : un phénomène qui « creuse encore plus l’écart entre les sexes »

Les rideaux de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies et de l’Union interparlementaire (UIP) sont tombés le jeudi 18 février 2021. Durant cette session de deux jours, la question de la lutte contre la corruption a été au cœur des échanges. Objectif : rétablir la confiance dans les gouvernements et améliorer les perspectives de développement à travers le monde.

Sil y a un fléau qui gangrène toutes les couches sociales de part et d’autre le monde, c’est bien la corruption. C’est pourquoi le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Volkan Bozkir a souligné, lors du premier jour des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, l’urgence de conjuguer les efforts pour lutter contre la corruption.

Les parlements peuvent jouer un rôle clé dans ce combat contre la corruption en s’assurant que les fonds destinés à la fourniture ou à l’assistance des personnes vulnérables ne sont pas détournés, a précisé M. Bozkir. Car en cas de détournement, ce sont les plus vulnérables qui subiront les conséquences, fait-il savoir.

Corruption dans le processus de distribution des vaccins

En cette année de pandémie de coronavirus, les populations les plus vulnérables sont durement frappées par les effets de la maladie. Ces personnes dépendent pourtant « de la protection sociale et des services de l’État. » D’où la nécessité pour M. Bozkir d’accentuer la surveillance et la transparence afin de répondre aux besoins créés par la pandémie.

Bien vrai que l’accès aux vaccins anti-covid-19 a été inéquitable depuis le début de sa distribution, les Nations Unies craignent que la corruption ou pire la falsification de ces vaccins n’empire les inégalités d’accès aux vaccins. Une situation qui viendrait compliquer la lutte contre le fléau.

Pendant que la distribution des vaccins est en cours, il est alors crucial de faire des efforts pour que la corruption n’entrave pas « la disponibilité et la distribution équitables des vaccins ou, au pire, leur falsification », a-t-on souhaité.

« Un impact particulièrement négatif sur la vie des femmes »

L’impact éventuel de la corruption sur les efforts de lutte contre la pandémie ne doit pas être sous-estimé sous peine de compromettre la capacité des États à « répondre et à se remettre de la crise », a déclaré M. Bozkir.

Le manque de protection essentielle, d’équipement de sauvetage, d’aide adéquate et de fourniture de services vitaux sont entre autres des effets actuels de la corruption, précise M. Bozkir. Ce n’est pas tout. Le diplomate turc a également souligné que les pratiques de corruption « ont un impact particulièrement négatif sur la vie des femmes, socialement, politiquement et économiquement, ce qui creuse encore plus l’écart entre les sexes. »

L’ONU tient, en juin 2021, sa première session extraordinaire consacrée à la lutte contre la corruption. Elle devrait être « l’occasion de faire progresser le programme mondial de lutte contre la corruption pour la prochaine décennie grâce à des approches audacieuses et novatrices, à l’intensification des meilleures pratiques et à l’élaboration de nouvelles normes et de nouveaux mécanismes », a souligné le président de l’Assemblée générale de cette organisation internationale.

Bakary Fomba

Source: Phileingora

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