Démocratie en Afrique francophone : La dictature d’une minorité d’élites au service de la France

La démocratie telle que conçue en Afrique francophone est en réalité une parodie de démocratie.

 

Les opposants historiques (Alassane Ouattara, Alpha Condé) sont presque tous devenus des putschistes institutionnels sous les yeux bienveillants de la France avec ses valets réunis au sein des organisations sous-régionales moribondes appelées Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Union économique monétaire ouest- africaine (UEMOA).

Nos politiciens démocrates nous avaient fait croire que l’Occident en général et la France en particulier étaient nos dieux sur terre et que nos peuples n’avaient pas d’autres alternatives que de se soumettre à leurs décisions. Ce qui  était absolument faux. L’Afrique de l’Ouest francophone avait et a toujours un problème criard de leadership. Nos politiciens du Mouvement démocratique ont toujours pensé que c’est la France qui donnait le pouvoir en Afrique, c’est pourquoi la France faisait ce qu’elle veut dans nos pays. Elle parlait en nos noms aux Nations unies, elle faisait ce qu’elle voulait de nos ressources minières sans autre forme de procès.

Il a fallu l’avènement de cette transition en cours au Mali pour que le peuple malien sache que le problème du Mali était un problème de leadership. Des hommes et des femmes courageux et qui ont une vision qui converge avec celle du peuple malien. La grande manifestation populaire du vendredi 14 janvier 2022 à travers tout le pays en est une illustration. Ce que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a déclaré à la tribune des Nations unies, le mois de septembre dernier ou ce que le ministre Abdoulaye Diop a dit pendant son interview, vendredi 28 janvier 2022, si on était dans un régime démocratique avec un président gouverneur de la France, les deux (02) ministres allaient être immédiatement enlevés de leurs postes et le président soi-disant démocrate allait envoyer une délégation pour demander des excuses auprès des autorités françaises comme ça a été le cas dans un passé récent sous le régime du roi fainéant (l’ambassadeur Toumani Djimé Diallo a été rappelé pour consultations à Bamako car il a dit des vérités absolues à la France et un ministre a été dépêché pour demander des excuses auprès des autorités françaises). Cette situation prouve à suffisance que nos politiciens démocrates n’ont jamais travaillé pour les intérêts du peuple malien. C’est d’ailleurs la raison principale pourquoi ils demandent toujours qu’on puisse aller aux élections pour continuer à sucer nos sangs et nous maintenir dans cet état de sujétion pour la France.

Ce qui a été détruit pendant trente ans ne peut pas être réparé en six (06) mois ou deux (02) ans. Soyons réalistes, il faut refaire l’État parce qu’il n’existe pas pour le moment. Il a été détruit par les so-called politiciens démocrates.

Sur le plan des opérations militaires, le Sud et le Centre du pays sont presque libérés par nos fameuses FAMa. Les résultats sont là et c’est ce leadership qui a manqué au Mali pendant ces trente dernières années. On veut nous punir parce qu’on est en train de libérer notre pays.

Les conséquences des pratiques incongrues de la démocratie: la corruption endémique, l’impunité, les bradages des biens publics de l’État, l’incivisme des agents publics, l’absence de plan stratégique des dirigeants successifs du pays ces trente dernières années de démocratie, l’absence de vision claire de la classe politique, la mauvaise gouvernance, l’effondrement de l’État, l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national, la pauvreté endémique, le système sanitaire défaillant, le système éducatif en déliquescence, la dégradation des infrastructures existantes, l’éducation civique inexistante, la défaillance morale de la société dans sa totalité, le manque de patriotisme de la majeure partie de la classe politique, le manque de conscience collective, l’inculture de la grande majorité des acteurs politiques, le nomadisme des acteurs politiques, la pléthore des partis politiques, l’échec du processus démocratique en Afrique francophone est évident.

 

La souveraineté, le respect, la dignité et la liberté d’un peuple ne sont pas négociables

 

 Les coups d’État successifs en Afrique francophone, ces temps-ci, sont les conséquences des dysfonctionnements de la démocratie.

La transition en cours au Mali a révélé la découverte des cadres et des patriotes convaincus, compétents et courageux qui ne sont pas forcément politiques.

Ce que ce gouvernement est en train de faire en quelques mois, aucun régime n’a fait en trente ans sur les plans militaires et géostratégiques.

Notre diplomatie est de retour et est en train de sombrer la grande France sur le plan international. La France a tout essayé pour nous isoler avec quelques politiciens apatrides et les chefs d’État valets de la CEDEAO.

La transition en cours est historique et nous remercions le bon  Dieu d’être des acteurs majeurs de ce Malikura en cours.

Nous sommes en train de démystifier la France et ces valets chefs d’État Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le Mali regorge des cadres et patriotes convaincus et courageux qui veulent s’affirmer mais avec cette parodie de démocratie tous ces cadres valables n’avaient pas droit au chapitre. Il a fallu la transition en cours pour découvrir des cadres courageux, discrets et professionnels pour redonner au Mali son respect, sa gloire et son honneur bafoués. Presque tous les membres de ce gouvernement de transition font la fierté du Mali, en occurrence les plus exposés, compte tenu des fonctions de leurs départements: le président Assimi Goïta par sa discrétion légendaire, le Premier ministre Choguel Kokolla Maïga, les ministre Abdoulaye Diop, Sadio Camara, Abdoulaye Maiga, Ismaël Wague et Modibo Koné des Services de renseignements pour leur courage parce qu’il faut être courageux pour faire face à la France.

En fait, cette transition en cours est une synergie car il faut apprécier aussi le courage des membres du Conseil national de transition (CNT) avec à sa tête le discret Malik Diaw et surtout les analyses et interventions courageuses de l’infatigable Aboubacar Sidiki Fomba, un autre membre influent du CNT.

En réalité, il faut donner tout le crédit de ce succès diplomatique et militaire en cours au peuple malien pour son patriotisme, son engagement, son courage et sa résilience légendaire.

En effet, nous avons tous apprécié les réponses de nos ministres Abdoulaye Maïga, porte parole du gouvernement et Abdoulaye Diop des Affaires étrangères par rapport aux insultes et intimidations des autorités françaises, en occurrence Florance Parly et Jean-Yves Le Drian à l’égard du Mali. C’est ça être courageux et professionnel.

La souveraineté, le respect, la dignité et la liberté d’un peuple ne sont pas négociables.

Nous demandons la fermeture immédiate de l’ambassade de France à Bamako, l’arrêt des opérations militaires françaises Takuba ainsi que la fermeture de la base militaire française de Gao.

Que Dieu bénisse le Mali.

Bakary COULIBALY, Élan Patriotique

Président du Groupe de Réflexion pour la Refondation et le Développement du Mali: G2RM

Source : L’Inter De Bamako

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