Discours d’ouverture du 2ème Congrès ordinaire du parti FARE An Ka Wuli

Mesdames et messieurs !
Par la grâce de Dieu, nous voici réunis ce matin à l’occasion de la tenue du 2ème Congrès ordinaire de notre parti, les Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence, FARE An Ka Wuli, et c’est avec un réel plaisir que j’adresse mes chaleureuses et fraternelles salutations ainsi que mes remerciements à chacune et à chacun d’entre vous, pour avoir répondu à l’invitation du Secrétariat Exécutif National à la cérémonie d’ouverture de cette importante instance de notre parti.
J’apprécie votre présence comme l’expression de l’intérêt indéniable que vous n’avez cessé de porter aux FARE depuis leur création et je voudrais au nom de la Direction du parti vous exprimer notre profonde reconnaissance. Encore une fois, merci !
Mes salutations vont également aux militantes et aux militants, aux sympathisantes et aux sympathisants des FARE An Ka Wuli présents dans cette salle et ceux qui sont à l’intérieur du pays et à travers le monde.
Mesdames et messieurs,
Avant tout, permettez-moi d’avoir une pensée très émue pour ceux de nos camarades, sympathisants et parents disparus ainsi que pour toutes les victimes de la violence extrémiste de groupes terroristes et du grand banditisme, qui sévissent principalement au nord et au centre du pays.
Ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants privés de sécurité et qui ont bien souvent perdu tous leurs moyens de subsistance, vivent dans leurs terroirs ou en déplacement interne forcé ou comme refugiés, dans une précarité indigne et inacceptable. Mais pour beaucoup de ces milliers d’innocents ainsi martyrisés, c’est en réalité la vie qui a été perdue, tout simplement.
Mes pensées vont aussi et tout particulièrement à nos FAMAS dont je salue la détermination et l’engagement ainsi qu’aux militaires d’autres nationalités tombés au champ d’honneur aux côtés de nos Forces de Défense et de Sécurité.
En leur mémoire à tous et pour le respect que nous leur devons, je vous invite à observer une minute de silence ! Merci !
Mesdames et messieurs,
Il y a huit ans, le premier CONGRES de notre parti qui a été l’espace d’intenses débats, francs et militants, imprimait trois orientations importantes :
La première, c’est la Social-démocratie que nous avons choisie comme option politique. La crise économique et sociale qui tourmente le monde, représente un tournant qui montre les limites de la régulation marchande et le rôle irremplaçable de l’État régulateur et stratège.
Soyons clairs, sans l’égalité, sans la justice, la croissance peut vite devenir inhumaine !
Ainsi, nous voulons, avec un Etat régulateur et stratège que notre modèle social valorise la responsabilité de tous, que chacun retrouve la voie de l’effort, du labeur, que l’accès équitable aux ressources soit garanti à tous. Un modèle social pour qui la solidarité envers les plus faibles est une priorité, mais qui ne décourage pas les plus entreprenants.
La deuxième orientation, c’est la confirmation de notre vision à long terme du développement du pays que porte le projet « MALI HORIZON 2030 », véritable pacte d’avenir que le Parti doit disséminer, débattre et constamment améliorer.
La troisième orientation, c’est notre positionnement à l’opposition. Respectueuses du jeu démocratique, les FARE ont fait le choix d’une opposition républicaine et démocratique et y développent une culture de l’opposition : responsable, critique et patriote
Mesdames et messieurs
Depuis ce premier congrès et fidèle à ses valeurs et à sa vision d’un Mali doté d’un Etat fort un Etat juste et stratège au service de citoyens responsables et engagés, notre parti a pris de nombreuses initiatives politiques avec pour principal objectif de rassembler les forces politiques et sociales de notre pays, autour du projet de refondation du Mali.
C’est ainsi que furent créés à notre initiative ou avec notre contribution active des regroupements comme le Nouveau Pôle Politique (NPP), le Pacte Malien pour la Refondation (PMR), Anw Ko Mali Dron (AKMD), qui connurent diverses fortunes.
De même, nous avons participé aux différentes élections organisées dans notre pays, aussi bien en ce qui concerne les présidentielles et les législatives que les locales.
C’est le lieu, pour moi, de rendre un vibrant hommage à l’endroit de nos élus! Ils se sont vaillamment battus avec pour seules armes la force de leurs idées et leur volonté de changement ! En ce sens, ils forcent notre admiration, ils sont notre fierté.
Dans ce parcours, notre parti n’a jamais dérogé à ses principes fondateurs ni aux valeurs morales dont il se réclame, le Danbé restant notre boussole. Ce ne fut pas aisé, comme vous le savez, parce que nos choix politiques, notre engagement à faire la politique autrement, c’est-à-dire sans compromission éthique ni achat de conscience, impliquaient une rigueur morale et des contraintes difficiles à assumer, dans un environnement marqué par la course aux bons postes à tout prix.
Malgré ces difficultés, les FARE ont persévéré dans la voie qu’elles se sont assignée et ont participé à toutes les luttes pour la défense des acquis démocratiques de notre peuple et contre la mauvaise gouvernance. Dans ce cadre, nous nous sommes pleinement impliqués dans le mouvement An Tè A Bana et au sein du M5-RFP, chacun de ces engagements politiques étant en cohérence avec nos convictions démocratiques et républicaines. Je voudrais ici féliciter les militants et les responsables du parti pour l’abnégation et la fidélité aux idéaux du parti dont ils ont fait montre durant toutes ces années.
Le congrès qui s’ouvre ce matin sera l’occasion idoine pour nous, d’analyser sans complaisance ni faux-fuyant le parcours que je viens d’évoquer succinctement, d’interroger avec sérénité, rigueur et objectivité les options qui furent les nôtres, ainsi que le fonctionnement des organes du parti, dans un esprit constructif et de projection vers l’avenir.
J’invite donc tous les camarades congressistes à s’impliquer pleinement et positivement dans cet exercice d’analyse introspective dont dépendront, j’en suis convaincu, la vitalité, le renforcement qualitatif et les capacités politiques de notre parti.
Mesdames et messieurs,
Le 2ème Congrès des FARE se tient à un moment où notre pays fait face à la crise existentielle la plus grave et la plus complexe de son histoire contemporaine. En plus de ses vulnérabilités structurelles, toutes les menaces d’insécurité s’entremêlent, voire s’entrechoquent : enjeux géopolitiques et stratégiques, enjeux des richesses naturelles, défis agro-écologiques et démographiques, l’économie criminelle, l’extrémisme religieux et les conflits communautaires violents.
Cette crise qui dure maintenant depuis plus d’une décennie, n’a épargné aucun secteur de notre vie nationale, qu’il s’agisse du fonctionnement de l’Etat et de ses démembrements, de la sécurité des personnes et des biens, de la vie politique nationale, de l’économie globale, de l’école, de la santé ou du vivre-ensemble des maliens, pour n’en citer que quelques-uns.
Au fil des ans, et faute de leur avoir apporté à temps les réponses justes, efficaces et appropriées, nous avons assisté, impuissants, à l’aggravation inexorable de la crise qui a fini par engendrer une détérioration constante et multiforme de la situation générale du pays ainsi que des conditions d’existence des populations.
A ce sujet, je voudrais souligner pour le déplorer fortement, la fermeture de centaines d’écoles à travers le pays, ce qui a pour conséquences gravissimes de priver d’éducation scolaire des centaines de milliers de filles et de garçons, compromettant ainsi leur avenir et celui de notre pays.
Je voudrais de même évoquer ici la déstructuration systémique de l’économie rurale de nombreuses contrées de notre pays du fait de l’impossibilité d’y exercer les activités de production, de distribution et de commerce, en raison de la grande insécurité qui impacte leur vécu quotidien.
L’évolution, les implications diverses et les conséquences de cette crise globale sur notre vie nationale sont connus de tous et je ne m’y appesantirai pas outre mesure.
Cependant, qu’il me soit permis de rappeler ici que notre parti n’a pas cessé d’alerter nos autorités nationales, y compris au plus haut niveau, ainsi que les forces vives de la nation et nos partenaires au développement, sur l’impérieuse nécessité pour le gouvernement de concevoir et d’enclencher le plus rapidement une approche patriotique, endogène, inclusive et consensuelle, pour relever les défis induits par la dynamique ininterrompue de la crise et qui sont porteurs de périls graves, aussi bien pour notre pays que pour tout le Sahel.
Il convient de dire ici que cette situation devenue critique est due essentiellement à un manque d’engagement politique déterminé, de vision prospective et stratégique de la situation, à des considérations ne relevant pas de notre intérêt national et régional, à la prise de décisions inappropriées ou parfois même, à l’absence de prise de décisions, tout simplement.
Par les voies les plus diverses les FARE ont constamment prôné l’urgence pour les maliens de concevoir un agenda d’inspiration et d’essence endogènes de sortie de crise, qui prendrait en compte, dans le cadre d’une vision partagée et consensuelle, les réformes institutionnelles et politiques structurelles qu’impose la refondation du Mali.
Dans cette logique, notre parti a pris de nombreuses initiatives en vue de contribuer à la formulation d’une telle proposition de sortie pérenne de cette crise et que nous avons inlassablement partagée avec les autorités nationales, les partis politiques, les Organisations de la Société Civile, les autorités coutumières et religieuses, le secteur privé, des personnalités indépendantes et les partenaires au développement de notre pays.
A ce sujet, il me plait juste de rappeler parmi ces initiatives, la Rencontre de Synthèse tenue à Bamako, au CICB le 27 avril 2019, qui a réuni plus d’une 40taine de structures politiques, associatives et de personnalités indépendantes, confessions religieuses avec lesquelles nous avions au préalable partagé des mois durant, notre proposition de sortie de crise inclusive, patriotique et refondatrice.
A l’issue de cet exercice, le Président des FARE fut désigné par les participants pour conduire une délégation chargée d’en présenter les conclusions au Président de la République de l’époque, comme une contribution à la sortie de crise et une ouverture sur des perspectives nouvelles pour le Mali. Cela fut fait, hélas une fois encore, nous ne fûmes pas entendus. On connait la suite.
La contestation populaire menée par le M5-RFP des mois durant a abouti au renversement du régime en place, ouvrant la voie à la transition politique en cours dans notre pays.
Mesdames et messieurs,
Alors qu’aujourd’hui, aucun des aspects de la crise multidimensionnelle n’a été résolu, le Mali se trouve confronté à de très fortes tensions politiques avec la communauté internationale et en particulier avec la CEDEAO et l’UEMOA, deux organisations majeures de notre environnement régional, dont nous sommes membre.
Ces tensions se sont soldées, par des sanctions particulièrement sévères de ces institutions contre notre pays, sur les plans économique, financier et commercial, par la fermeture des frontières aériennes et terrestres et le rappel des ambassadeurs des pays membres en poste à Bamako.
Le Mali a réagi selon le principe de réciprocité en fermant ses frontières aux pays membres de la CEDEAO et en rappelant à son tour les ambassadeurs du Mali accrédités auprès desdits pays.
Le parti FARE An Ka Wuli regrette ces sanctions d’une gravité extrême et les dénonce en ce qu’elles pénalisent encore plus les populations maliennes en proie à une crise sécuritaire sans précédent et rendue encore plus complexe par la crise sanitaire du Covid 19.
Ainsi donc, la crise structurelle multidimensionnelle qui affecte le Mali s’est complexifiée avec la survenue d’une crise de nos relations politiques, diplomatiques et économiques avec des pays de notre voisinage immédiat et certains de nos partenaires au développement qui ont décidé de soutenir les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA.
La situation ainsi devenue plus complexe
– interpelle les FARE-An Ka Wuli, qui n’ont eu de cesse d’œuvrer pour une résolution de la crise au mieux de nos intérêts nationaux et sous régionaux ;
– elle requiert de tous sérénité et responsabilité et commande clairvoyance et vision ;
– elle appelle au rassemblement de toutes les forces vives de la nation malienne, de l’intérieur comme de la Diaspora, dans une dynamique patriotique et inclusive de sortie de cette crise.
A cet égard, je voudrais saluer ici la formidable leçon de résilience et de pugnacité que notre peuple a su administrer chaque fois que notre destin s’est trouvé compromis : grande mobilisation de toutes les catégories, actions et autres appels pour anticiper et ou atténuer les effets de ces graves sanctions sur les populations, dans cette grande solidarité qui nous est si particulière. Toutes les mesures allant dans ce sens, sont à saluer, mais gardons-nous d’y voir la solution à la grave crise que nous vivons.
On a marqué le coup, comme le montre la grande mobilisation nationale d’hier. Il faut maintenant sortir vite de toute logique de bras de fer avec notre communauté économique régionale d’ancrage. Ne tombons pas dans des choix ou attitudes tactiques qui flattent notre orgueil, mais qui seront stratégiquement désastreux pour notre avenir et pour la sous-région.
L’avenir du Mali se joue au Sahel et dans le sahel central nul ne se sauvera sans l’autre. Il nous revient donc de conduire une politique globale, cohérente et stratégique de notre géographie répondant à notre responsabilité dans la stabilisation de notre pays et dans celle du Sahel.
Ne mobilisons pas nos énergies et nos intelligences pour nous installer dans cette crise. Mettons les plutôt au service d’une initiative lucide et robuste de redressement consensuel de notre pays sur tous les plans.
Mesdames et Messieurs, camarades,
C’est pourquoi les Fare appellent au rassemblement de toutes les forces vives de la nation, de l’intérieur comme de la Diaspora, dans une dynamique patriotique et inclusive de sortie de cette crise.
Ce rassemblement demande que les autorités de la transition reprennent l’initiative en conviant tous les courants, les forces vives, les acteurs politiques et sociaux à convenir ensemble des actions à poser dans l’immédiat pour sortir de la période transitoire et enclencher un nouveau cycle pour le pays. L’objectif étant d’aboutir à une feuille de route consensuelle sur la sortie de crise :
• Elaboration d’une feuille de route de la suite de la transition qui soit inclusive et réaliste.
• Une nouvelle dynamique de coopération avec les partenaires qui s’éloigne des tensions perpétuelles et qui dresse les nouveaux contours de cette coopération selon les intérêts et les objectifs sécuritaires du Mali, et fondés sur le respect mutuel.
• Un apaisement des fronts sécuritaire, politique et social en recréant une atmosphère de sérénité et de confiance autour des objectifs clairement définis de la transition dans un esprit de sacrifice et de dépassement de soi.
Dans cette optique, le parti FARE demande aux instances de la CEDEAO et de l’UEMOA de poursuivre les discussions avec les autorités de la Transition en vue de l’adoption d’un chronogramme consensuel pour la tenue des élections générales au Mali.
Il est impérieux que le Mali et nos communautés régionales sortent de cette crise par le haut.
Nous le devons aux générations présentes qui en souffrent ainsi qu’aux générations à venir et auxquelles nous avons l’obligation morale de léguer un pays où il fait bon vivre !
Nous le devons aussi à la mémoire des Pères fondateurs de la République du Mali, eux qui furent des panafricanistes visionnaires et des artisans infatigables de l’unité politique et de l’intégration économique de notre Continent.
Nous le devons enfin, aux peuples frères du Sahel auxquels nous lie une solidarité de destin ainsi qu’aux peuples d’Afrique, tant l’histoire du Mali est indissociable de la Grande histoire des peuples africains.
Faisons donc en sorte que cette crise soit pour notre pays et par-delà nos divergences politiques contingentes, une opportunité historique féconde dans son combat permanent pour le bien-être du peuple malien.
Le pire, dans la situation telle que la vivent actuellement nos populations, ce sont les postures clivantes, les anathèmes, les oppositions sectaires et intolérantes, les subjectivités égocentrées et les agendas inavoués. Evitons donc tout cela, pour le seul bien de notre pays, de notre peuple et des peuples du sahel.
Mesdames et messieurs, Camarades,
C’est fort de cette conviction politique et de la vision stratégique d’un Mali qui émergera de cette crise plus uni, plus fort et profondément ancré dans son environnement régional, qu’au nom des FARE-An Ka Wuli, je demande au Président de la transition, le Colonel Assimi Goita, de rassembler nos compatriotes sans en exclure aucune catégorie avec pour seul objectif de convenir des éléments pertinents d’un chronogramme à soumettre à la CEDEAO, la seule exigence véritable de l’heure étant de dégager des perspectives solides de sortie de crise du Mali. Ce serait là assurément, la meilleure riposte !
Mesdames et messieurs,
Je voudrais terminer cette allocution en rappelant que les FARE An Ka Wuli sont un parti fondé sur des principes démocratiques et républicains et des valeurs que résume fort bien notre Danbé.
Les FARE sont aussi porteurs d’idéaux humanistes, de liberté, de justice, de tolérance, de paix et de progrès social. Notre combat consiste à les faire triompher et pour cela nous devons impérativement faire de notre parti une force politique d’un type nouveau, en phase avec les exigences de la refondation citoyenne du Mali, le Mali Kura. Dans cette entreprise, les femmes et les jeunes que je salue devront jouer un rôle moteur.
Vous les FARE avez une responsabilité particulière aujourd’hui. C’est vous qui avez eu raison sur toute la ligne et avant tout le monde !
Le Danbé en politique, la fidélité à ses valeurs et principes, le labeur, votre constance et votre résilience sont le ferment du Mali Kura. Vous avez incarné cette exigence de vérité et d’engagement qui vous a conduit à demeurer intransigeant sur les valeurs auxquelles nous croyons.
Cette exigence de tous les instants vous a valu des incompréhensions, a bien souvent suscité des impatiences et des frustrations et, presque toujours, des séparations difficiles.
Aujourd’hui, elle nous vaut de marcher devant et d’appeler au rassemblement. Parce que vous n’avez jamais cédé sur l’essentiel, vous êtes prêt à porter l’exigence d’imagination et d’innovation à laquelle la nation est appelée.
Nous devons maintenant plus que jamais nous retrousser les manches et ouvrir nos bras à tous ceux qui se reconnaissent dans cette exigence de probité, de patriotisme. Le rassemblement n’est pas un vain mot pour nous. Il est au cœur de notre Manifeste.
Nous avons donc la responsabilité de bâtir avec tous ceux qui croient en notre pays, en sa singularité, en son avenir, un vaste rassemblement pluriel et inclusif au nom d’un seul idéal, d’un seul but : le Mali en commun !
Wuli kuma sera
An Ka Wuli Mali ye
An Ka Wuli Faso ye
Merci de votre attention,
Que Dieu bénisse le Mali !

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