La distribution des cartes d’électeur pour l’élection présidentielle du 29 juillet n’est pas encore effective sur toute l’étendue du territoire national. Le processus qui a débuté ce mercredi 20 juin rencontre quelques difficultés notamment au Nord et au Centre du pays. Ces zones sont confrontées à une insécurité et une absence des représentants de l’État dans certaines localités.

Au Centre du pays, confronté à l’insécurité, les cartes d’électeurs biométriques ne sont pas encore acheminées dans plusieurs localités, selon des sources locales. Parmi ces zones, Tenenkou et Youwarou.
C’est le cas aussi à Kidal, dans le Nord du pays. Des habitants de la ville ont signalé que les cartes d’électeurs n’étaient pas encore arrivées dans la région jusqu’à l’après-midi de ce jeudi.
Par contre, à Tombouctou les cartes sont sur place. Six commissions ont été mises en place par la mairie pour distribuer plus de 29 mille cartes d’électeurs. Toujours dans le nord du pays, à Ansongo, la distribution de plus de 72.600 cartes d’électeurs a commencé depuis hier selon des sources locales
Au sud du pays, des insuffisances ont été enregistrées lors de la première journée de distribution à Koulikoro. Les listes d’émargement non disponibles ont été provisoirement remplacées par des registres. Le cercle de Koulikoro compte plus de 95 000 électeurs.
A Ségou, la distribution de plus de 365 000 cartes d’électeurs a commencé hier dans le cercle. Aucun incident n’a été signalé jusque-là.
Rappelons que c’est avec ces cartes d’électeurs que les citoyens pourront choisir le futur président du Mali le 29 juillet prochain. Des alternatives sont toutefois annoncées pour permettre à ceux qui n’auront pas ces cartes de pouvoir voter.
Les cartes d’électeurs de Kenieba vont finalement arriver demain 22 juin dans la localité. Selon le secrétaire général de la mairie, les commissions de distribution sont entrain d’être mis en place afin de garantir la bonne répartition de ces cartes. A Kéniéba, les cartes d’électeurs ont été brûlées il y a dix jours au cours de violentes manifestations qui ont opposé les jeunes de la localité aux forces de l’ordre.

Studio tamani