Élections : des partis politiques s’opposent à l’éventuel report annoncé par les autorités de la Transition

C’est toujours l’incertitude concernant la tenue des élections présidentielles et législatives en février 2022. Le ministre des affaires étrangères a laissé entendre « qu’il serait difficile de tenir les élections à la date indiquée ». Il l’a fait savoir lundi (11/10/21) lors de sa visite au Maroc. Certains partis politiques adhèrent à cette possibilité, mais d’autres sont s’y opposent. Ces derniers préviennent que cela pourrait empirer la situation politique du pays.

 

Des partis politiques réunis au sein du front pour la sauvegarde de la démocratie se disent favorables au report des futures élections. Selon eux, le contexte sécuritaire et le temps qui reste ne permettent pas l’organisation d’élections crédibles. « Vous voyez le pays, dans quel état il est, même les bureaux de votes seraient en difficultés. Il faut d’abord assurer la sécurité dans le pays », estime Aminatou Touré, vice-présidente du mouvement pour un destin commun (MODEC). « C’est le bon sens même qui le demande », ajoute-t-elle.

Le PS YELEN COURA n’est pas de cet avis. Ses responsables disent non à un éventuel report des élections. Pour Amadou Goita, président du parti, les échéances prochaines pourront bel et bien se tenir à la date indiquée, si la volonté y est.
« Nous ne sommes pas à la première élection. Quand on veut, on peut. Et quand on peut, on doit ». C’est en ces termes que s’exprime Amadou Goita. Pour lui « nous avons tous intérêt à sortir de cette transition, à faire en sorte qu’elle soit une transition réussie ». « Restons dans ces 18 mois », insiste M. Goïta. « Pour nous parler d’une éventuelle prolongation, il faut d’abord nous dire qu’est-ce qui a été fait et qu’est-ce qui reste à faire », conclut-il.

Certains partenaires du Mali, notamment la CEDEAO et la communauté internationale, mettent aussi en garde les autorités maliennes contre un probable report. En attendant, les choses soient précises sur le maintien des dates des élections ou pas, la révision des listes électorales est en cours. Le mouvement pour un destin commun invite la population à s’inscrire sur les listes électorales.

Source : STUDIO TAMANI

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