Formation du gouvernement : Le plus dur commence pour IBK

Comment gérer tout ce beau monde qui a concouru à son élection à la magistrature suprême, c’est l’équation à laquelle s’attèle le nouveau président de la République avant même la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.president ibrahim boubacar keita rpm koulouba investiture 4 septembre francois hollande

Maintenant que la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs de la présidentielle avec la victoire écrasante d’IBK soit 77,82%, les regards sont déjà tournés vers Sébénikoro où le président élu est en pleines consultations pour la formation de son gouvernement.

Selon l’entourage du futur homme fort du Mali, IBK consulte chaque jour en vue de mettre en place le plus rapidement possible son gouvernement, histoire de faire face urgemment aux défis qui l’accueillent. Car, des défis il y en a à gogo et dont le premier consiste à engager dans les 60 jours qui suivent son intronisation des négociations avec les groupes séparatistes touaregs que sont le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) en vue de trouver un accord définitif sur le statut de l’Azawad.

Mais comment former son gouvernement en contentant tous ses partenaires ? C’est la difficile question aujourd’hui pour IBK d’autant qu’il a reçu rien qu’au second tour le soutien d’une vingtaine de candidats malheureux.

Trouver de la place pour tous ces gens revient à une sorte de consensus comme au temps d’ATT. Chose que les Maliens ne veulent plus.

IBK a déjà donné le ton en martelant qu’il n’a fait appel à qui que ce soit et que les gens sont venus d’eux-mêmes. Ce qui reste même à prouver d’autant plus que selon les indiscrétions il aurait promis des postes ministériels au « collectif des candidats » par exemple. Ces mêmes indiscrétions annoncent qu’un portefeuille ministériel aurait été proposé à Tiéma Hubert Coulibaly de l’UDD.

On sait aussi que Soumeylou Boubèye Maïga de l’Asma n’est pas arrivé pour rien. Et son nom est même cité parmi les premiers ministrables, tout comme Michel Sidibé de l’Onusida.

IBK disait que nul ne sera convié au banquet de la République que celui qui l’aura mérité, on verra s’il va respecter cette vérité, lui qu’on appelle le Kankélétigi. Ce qui est clair, c’est que comme le disent les bambaras, la défaite appartient à une seule personne et la victoire à tout le monde.

 

Abdoulaye Diakité   

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