En vue de créer une synergie d’actions pour faire réélire IBK à Koulouba, les leaders de la majorité présidentielle viennent de créer «Ensemble pour le Mali », (EPM) regroupant 68 partis politiques. Et dira que le Mali compte au moins 190 formations politiques enregistrées à l’Administration territoriale.

La grande salle de conférence de l’hôtel Maeva palace était pleine à craquer le samedi dernier à la signature de cette plateforme, qui est une mue de la Convention des partis de la majorité présidentielle (CMP). Pour la circonstance, plusieurs personnalités dont le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, non moins président du parti ASMA, le président du parti présidentiel, le RPM, Dr Bokary Tréta, le président de l’Assemblée nationale, du président de la Haute cour de justice et plusieurs membres du gouvernement, fièrement habillés, ont répondu présents.

Après les salamalecs et discours, il a été procédé à la signature du document donnant naissance au nouveau dispositif de la future campagne président du candidat président. Seulement, l’on se demande pourquoi la CMP, qui rassemblait une soixantaine de partis politique a choisi de se baptiser de neuf en devenant «Ensemble pour le Mali » avec cette fois 68 partis politiques. Simple confort électoraliste ou nouvelle stratégie de reconquête du pouvoir ? Nul ne saurait répondre efficacement dans la mesure où c’est quasiment les même leaders qui composaient précédemment le bloc de soutien à IBK. Mais, il semble que la formule trouvée est plutôt bien inspirée comme message de campagne : «Ensemble pour le Mali » (EPM).

Mais, il demeure que le nombre de partis recensés frise le « peut mieux faire », car c’est après plusieurs reports que cette plateforme a été signée. Et l’on annonçait qu’une centaine de formations étaient dans cette dynamique. Il apparaît alors que le camp présidentiel ne semble pas attirer. Comment comprendre que sur presque 200 partis politiques du landernau national, IBK n’a pu rassemblé que difficilement 68 engagés pour sa réélection ? Si le bilan du président sortant est satisfaisant qu’on le veut le faire croire, c’est une écrasante majorité de partis politiques qui devaient se bousculer pour sa réélection.

En outre, sur ces 68 formations politiques de la plateforme EPM, l’un des « grands » partis comme l’ADEMA s’est vu affaibli du fait de sa division quant à l’option du soutien à IBK. Deux groupes se sont démarqués de cette dynamique à savoir le clan de Dramane Dembélé et celui de Kalifa Sanogo , sans compter que de nombreux militants et cadres se sont dispersés dans des partis comme l’URD, l’ADP-Maliba et les FARE.

A cette situation s’ajoute le fait que de nombreux partis politiques quasiment inexistants se retrouvent dans ce lot des 68 soutenant la réélection d’IBK.   

En clair, l’ex-ministre Mahamane Baby, secrétaire général de l’EPM a eu du mal à convaincre sur le fait que « c’est une première que 68 partis politiques décident de défendre le bilan d’un président et soutenir  sa candidature pour un second mandat ». A-t-il peut être oublié qu’en dehors du RPM, du PARENA, de la CDS et de SADI, le président ATT a été soutenu pour sa réélection en 2007 par une centaine de partis politiques ?

On peut simplement citer que les partis majeurs de ce regroupement de soutien à IBK sont l’ADEMA PASJ, le RPM, L’ASMA, L’UM RDA, L’UDD, l’APR, CDS. Ce qui a priori représente une moisson à améliorer pour un président sortant dont on se réjouit tant du bilan de ce quinquennat finissant.