Présidentielle 2013 : Trois candidats se prononcent

Dramane Dembélé, candidat de l’Adema-pasj,  Mamadou Blaise Sangaré, candidat de la Convention sociale démocrate(Cds) et Jeamille Bittar, candidat de l’Umam, étaient interrogés hier, par les journalistes de Rfi. Ils se sont exprimés sur leurs motivations, leurs priorités et sur leur possibilité d’accéder au second tour. Dramane Dembélé

Dramane Dembele, leader de l'Adema. DR

Dramane Dembele, leader de l’Adema.
DR

Aujourd’hui, j’ai fait environ 80% des structures à la base. L’Adema est solide, les militants sont là.

 

 

L’Adema est un parti de masse.
L’Adema a 3500 conseillers, 276 mairies, 56 députés. L’ancrage est là, le maillage est là. Certains sont partis, c’est vrai, mais attendons le 28 juillet.

 

Je ne joue pas la province contre Bamako. Il y a des gens qui sont forts dans la communication, ils font beaucoup de cors, mais la réalité, c’est la base. Le peuple aspire aujourd’hui à un changement, de nouveaux visages, de nouveaux sangs.  L’Adema a fait des choses bien, des choses moins bien, je suis un militant, donc j’assume l’héritage. En écoutant le peuple, on dira voilà, qu’est-ce qu’on peut changer ?

 

S’il y a un deuxième tour, nous avons signé une plateforme Fdr qui fait 120 députés. Naturellement, je serai à ce niveau. On va faire un ticket avec les partis qui sont au Fdr, l’Adema n’est pas un parti qui va se renier.  Moi, je crois sincèrement que l’Adema sera au deuxième tour.
Le parti Rpm n’est pas dans le Fdr, mais je l’ai toujours dit, je souhaite seulement que ça soit une compétition conviviale. Je suis sûr que l’agenda républicain sera au dessus des agendas particuliers.

Mamadou Blaise Sangaré

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La toute première priorité c’est le retour de la paix et de la sécurité, évidemment. Rien n’est possible sans la paix et la sécurité. Le retour à cette paix et à cette sécurité passe par un dialogue politique, par le retour de la confiance entre les partenaires de la crise que nous vivons maintenant. La priorité c’est aussi la refondation, pour avoir un vrai tableau de bord économique, pour savoir dans quel sens nous voulons travailler, quels sont les différents axes de ce développement que nous voulons proposer. Est-ce que ce sera sur la production ou sur l’industrialisation greffée à cette production qui va booster le phénomène de l’adéquation de l’emploi à la formation ? Education d’abord et ensuite formation de nos enfants pour les préparer pour le marché de l’emploi et en même temps préparer l’économie à générer ces emplois là.

 

L’élection de 2007 m’a appris la leçon qu’il n’y avait pas eu d’élection. Cette fois-ci, je sens qu’on va avoir une élection, parce que quel que soit le niveau d’impréparation, etc. Ce sont des imperfections, c’est une œuvre humaine, elle ne peut pas être parfaite. Ce n’est pas aussi par une armada matérielle et financière, qui donne d’ailleurs aujourd’hui du dégout à une certaine population. Ce ne sera pas une surprise que la Cds Mogotiguiya tenue par Mamadou Blaise Sangaré soit au deuxième tour de l’élection présidentielle.

 

Jeamille Bittar
Je suis candidat à l’élection présidentielle pour ramener la confiance au niveau des Maliens et mettre le pays au travail. Et pour mettre notre pays au travail, il faudrait une relance de notre économie nationale.
jeamille bittar

Jeamille Bittar

Dans mon projet, il y a 750.000 emplois adossés à 200 entreprises que je voudrais créer entre temps. Aujourd’hui, quoi que l’on dise, on ne peut pas absorber le taux de chômage uniquement par des paroles. Il  faudrait des entreprises et les entreprises, ce n’est pas l’administration
publique, c’est surtout le secteur privé. Mon expérience et mon expertise que j’ai acquises pendant toutes ces années me permettent aujourd’hui de prétendre à ce portefeuille de président de la République, parce qu’aujourd’hui, les gens n’ont pas de travail, ils sont dans la précarité. Quand on est dans la  précarité, on manque de tout, de santé, d’éducation…
Si je suis élu président de la République, si les Maliens m’accordent leur confiance, mes priorités sont d’abord la paix, la sécurité et surtout le pardon.
Effectivement, je suis métisse. Je suis d’un père arabe et d’une maman malinké. Je fais partie d’une minorité qui pourra facilement rassembler. Je suis accepté par mon père du Nord et par ma mère du Sud.
Les populations ont besoin d’être rassurées par les dirigeants de ce pays, nous allons faire l’audit de toutes les conventions, tous les accords qui ont été signés de 1991 à maintenant pour voir ce qui a marché ou non. Décryptage de Fatoma Ballo

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