La prochaine élection présidentielle arrive à grands pas ; et les candidats se manifestent déjà. Mais le choix candidat pour le peuple malien va sans doute être un parcours de combattant. Car on ne sait pas comment choisir son candidat.  

 

Il y a longtemps que le peuple malien avait fait confiance à des hommes politiques qui s’étaient dit vouloir redresser le pays et le conduire vers l’émergence, avec une gouvernance de haut standing. Hélas, ces hommes dont les noms avaient fait la Une de tous les journaux de la place pour ce qu’ils étaient et ce qu’ils avaient dit comme promesse de campagne avaient trahi toutes bonnes manières de gouverner haut et fort. Comme si souvent le cas dans cette République, où des politiciens se permettaient de dire des choses qui ne peuvent pas être réalisées à juste titre. CC’est cette culture de promesse qui avait habité la plupart du peuple malien, et qui conduisait à choisir des hommes politiques ne pouvant pas faire leur affaire, et cela depuis de nombreuses années. Les années se suivent et se ressemblent dans les choix des hommes, des dirigeants honnêtes, des responsables travailleurs soucieux du devenir du pays. Le peuple malien fut un peuple berné par séquence, car plus il choisit un dirigeant, plus il tombe sur une mauvaise personne, un mauvais dirigeant qui pratique un système qui n’est pas adapté à nos réalités, ou qui ne s’adapte pas à nos coutumes. Comment choisir son candidat après ces nombreuses années de trahisons et erreurs commises ? Dans notre cas, ce qui nous manque c’est que nous ne lisons pas ou du moins nous n’analysons pas le programme des candidats, nous ne faisons pas de bonnes analyses, mais nous nous contentons tous de plaire à la personne ou de faire plaire la personne. Hélas, ce n’est pas la tête de la personne dont nous devons avoir besoin à ce jour, mais surtout, choisir celui qui aura un bon programme, et qui serait capable d’appliquer un système de gouvernance pour faire avancer le pays, notre Mali dont feu Modibo Kéïta aurait voulu, meilleur, excellent. De toute évidence, à l’issue de cette phase transitoire, le choix devra sans doute être difficile pour le peuple malien dont la confiance se mesurera désormais par les actes et un programme pour une nation en régression.   

À suivre…  

Moriba DIAWARA  

Source : LE COMBAT