Prochaines échéances électorales: l’Adema veut lancer une plateforme

Ce samedi 21 janvier 2023, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-PASJ) a organisé une cérémonie de présentation de vœux pour l’année 2023 à ses militants et à la presse dans la ruche des abeilles (Adema) sise à Bamako coura. Cette cérémonie de présentation des0 vœux a été présidée par l’ancien ministre Marimatia DIARRA, président du parti ; en présence des membres du Comité exécutif ; beaucoup de cadres et militants dudit parti. Au cours des échanges, Marimatia DIARRA a déclaré à la presse que son parti se prépare à gagner les prochaines élections dans le cadre d’une plateforme importante. Toutefois, il a affirmé que son parti soutient la transition.

Dans son exposé liminaire, le président Marimantia DIARRA, a souligné qu’à plusieurs égards, l’année 2022 aura été éprouvante pour notre Peuple.
Selon lui, malgré les immenses efforts fournis par les Autorités de la Transition et nos partenaires de la Communauté internationale pour l’avènement de la paix dans notre pays, les terroristes et les forces obscurantistes de tout genre continuent de semer la mort au sein des populations civiles, de nos Forces de Défense et de Sécurité et des forces internationales.
Efforts inlassables pour les FAMa
Pour lui, le retour à la paix reste la principale préoccupation du peuple malien. A cet effet, il a salué les Autorités de la Transition pour les efforts inlassables en vue de doter nos Forces de Défense et de Sécurité d’équipements performants tout en renouvelant la disponibilité de son parti à accompagner toutes les initiatives heureuses allant dans le sens du retour définitif de la paix dans notre pays.
Au passage, il s’est incliné devant la mémoire de toutes les victimes civile et militaire de cette crise.
De nos jours, a-t-il fait savoir, les Maliens s’interrogent et leurs questions portent sur l’insécurité, le panier de la ménagère, la gouvernance, le devenir des jeunes, leur éducation et leur formation, leur emploi, la situation du monde rural, entre autres.
«Il nous faut, en tant qu’hommes politiques, apporter des réponses courageuses et appropriées qui tranchent avec les pratiques établies», a-t-il déclaré.
De son propos, il ressort que les événements majeurs qui auront marqué la vie du Parti au cours de l’année 2022 auront, sans conteste, été la publication de son bilan de la gestion du l’Etat du Mali de 1992 à 2002 ; et la célébration du 31ème anniversaire de l’avènement de la démocratie dans notre pays.
«La sérénité dans laquelle ces activités se sont déroulées, la densité des contributions ont redonné espoir aux nombreux militants et sympathisants du parti », a-t-il rejoui.
Une année électorale
L’année 2023, qui est une année électorale qui s’annonce assez décisive pour notre pays et notre parti.
C’est pourquoi, au sein de l’ADEMA, des réflexions approfondies sont en cours pour faire face aux différentes échéances dans le cadre d’une grande plateforme politique et électorale et dans le respect strict des dispositions pertinentes de nos textes. Selon lui, cela ne peut se faire que lorsque les militants sont soudés et soutiennent les orientations du parti.
«Je vous invite à réfléchir sur le rôle stratégique et primordial que doit jouer l’Adéma-PASJ sur l’échiquier politique national, dans cette période décisive de la vie de notre Nation», a-t-il lancé aux militants et cadres du parti.
De même, l’Adema souhaite que les élections annoncées se tiennent à date prévue comme indiquées dans le chronogramme officiel de la transition.
Il demande que l’Adema-PASJ se prépare dans le cadre d’une plateforme importante afin de gagner ces élections.
«Après analyse de la situation, nous sommes arrivés à la conclusion qu’un seul parti actuellement, fut-il grand comme l’ADEMA, n’est pas sûr de gagner aux élections à venir. Donc nous souhaitions partir avec d’autres, sans être arrivé à d’autres», a-t-il avoué.
Union sacrée des Maliens
Pour faire face aux attaques dont les forces de défense et de sécurité sont victimes, le président de l’Adema demande une union sacrée des Maliens et salue les autorités pour les efforts déployés en vue de doter les forces de défense et de sécurité d’équipements performants.
Il exhorte également les autorités de la transition à soulager les populations maliennes par rapport au coût de la vie.
A la question de savoir si l’ADEMA est satisfait de la gestion de la gestion, le président a affirmé que le soutien ne doit pas empêcher son parti de donner ses points de vue sur les différentes questions.
« Nous avons nos points de vue, et nos conseils et orientations que nous donnons aux autorités de la transition pour essayer d’aller plus vite et mieux», a-t-il précisé.
Sur la question révision ou l’élaboration d’une nouvelle constitution, l’ADEMA reste convaincu qu’il n’est pas nécessaire d’aller à rédaction d’une nouvelle loi fondamentale, mais plus tôt que de procéder à une révision à minima.
Toutefois, s’agissant du rejet de la nouvelle Constitution si elle venait en cas de oui au référendum, l’ADEMA préfère attendre avant de prendre une décision.
D’ailleurs, le président Marimantia DIARRA, a rappelé que la première tentative de révision à initiative par un président issu de son parti, en la personne de Alpha Oumar KONARE.
Pour le choix d’un candidat, l’ADEMA veut se donner le temps. En tout cas, l’ADEMA n’entend pas violer les textes du parti en la matière.
«Ça peut se faire six mois avant la convocation du collège électoral», a-t-il dit.
Pour reconstruire notre patrie, ramener la paix indispensable au développement, améliorer la souvenance, pour bâtir un avenir radieux pour les générations futures, nous avons besoin de croire en nous-mêmes, en nos force.
D’énormes défis se dressent devant notre pays
Pour lui, d’énormes défis se dressent devant notre pays, devant notre peuple, et qu’il est temps que tous les patriotes du pays se retrouvent, au-delà des contingences et des clivages politiques ou partisans pour sauver l’Etat du Mali menacé dans ses fondements.
«Chaque fois que nous avons travaillé, nous avons obtenu des succès, et de beaucoup de choses nous ont réussies », a-t-il rappelé.
«Alors, pour préserver notre pays de certains errements et éviter de perpétuer une certaine image malsaine des hommes politiques, il nous revient à nous, hommes politiques d’assumer notre place, toute notre place auprès de nos populations, de nos militants, de nos électeurs », a-t-il poursuivi.
Face à la situation que traverse la République du Mali, l’ADEMA, selon ses responsables, invite les autorités de la Transition à accentuer la lutte pour la restauration rapide de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.
«J’invite les Maliens à taire leurs divergences et leurs intérêts personnels égoïstes pour faire face, ensemble, aux périls qui guettent le pays. Nous y sommes obligés, en tant que maliens et en tant que politiques, qui avons décidé de dédier nos vies à la gestion de la cité», a conclu Marimantia DIARRA, président de l’ADEMA.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info Matin

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