Réussite des réformes institutionnelles au Mali : Les propositions du président du « Mouvement en Avant ! »

Les autorités transitoires censées poser les jalons d’un Mali ’’nouveau’’ viennent d’être ainsi informées par Abdoulaye dit Allaye Koita, président du Mouvement en Avant, un parti politique. Le projet de refondation du Mali clamé aussi bien par les autorités et que les citoyens méritent, aux yeux du politique Koita, des réformes institutionnelles qui passent d’abord par la tenue des élections crédibles et transparente.

Du Mali indépendant à nos jours, des coups d’Etat dus à la mauvaise gouvernance ont malheureusement eu lieu dans ce pays. Et la démocratie qui est source de l’avènement du multipartisme au Mali a aussi connu l‘emprisonnement des opposants politiques, déplore le président du Mouvement en Avant, Abdoulaye dit Allaye Koita. Des pratiques qui, dit-il, doivent carrément être cessées via les jalons du Mali ‘’nouveau et refondé’’ que poseront les nouvelles autorités. Ainsi, le politique énonce être temps que les Maliens s’asseyent pour ensemble diagnostiquer la situation, voire songer au nouvel modèle à adopter pour un meilleur système démocratique. C’est pourquoi, a-t-il spécifié, le parti Mouvement en Avant juge délicate, la publication de ses propositions pour la réussite des réformes institutionnelles en cours dans le pays. Le président de la force politique estime que la réussite de la transition passe, nécessairement, par l’organisation des élections présidentielles, législatives et communales crédibles et transparentes. Lesquelles élections doivent être acceptées, cette fois-ci, de tous pour éviter l’embrasement de la multidimensionnelle crise que traverse, depuis 2012, le Mali. Pour ce faire, des changements doivent, en termes d’organisation d’élections à venir, être opérés.

Couplage des élections présidentielles et législatives

Comme toute autre opération du pays, la tenue des élections engendre des dépenses de l’Etat. Des dépenses qui, énonce-t-il,  importent la mobilisation d‘énormément de fonds en partie supportés par le budget national. Ces fonds doivent alors être réduits, selon le politique, à travers le couplage des élections présentielles et législatives. « Pour ces réformes politiques, je propose à ce que les élections présidentielles et législatives soient couplées en  un seul tour. À la suite des scrutins, le candidat arrivé premier à la présidentielle sera proclamé président de la République. Et le candidat déclaré deuxième devient le président de l’Assemblée nationale », propose le porte-étendard. L’Assemblée nationale qui a pour rôle le contrôle de l’action gouvernementale, poursuit-il, « quoi de plus normal que de voir un opposant présider l’institution, pour suivre le programme de son adversaire politique ».Aux nouvelles autorités, Abdoulaye dit Allaye Koita propose à ce que tous les candidats qu’auront la chance d’avoir 5% à l’élection présidentielle soient, sans restitution de caution, députés à l’hémicycle. Pour n’importe quel motif que ce soit, quand un député est dans l’incapacité de remplir ses fonctions, ajoute M. Koita, il doit être remplacé par le candidat qui le suit sur la liste retenue suite aux élections.

Des propositions à retenir sur la formation du gouvernement et les autres élections

Aux yeux de l’homme politique, la réussite des réformes institutionnelles envisagées va de pair avec la formation d’une meilleure équipe gouvernementale. Aux autorités actuelles, il propose, pour ce faire, à ce que le président du parti politique qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale soit nommé premier ministre. Les élections municipales et régionales doivent être tenues à la même date, pour réduire les charges étatiques en termes de sécurisation des électeurs et d’autres choses. Les maires, les présidents des conseils de cercles, et les présidents d’Assemblées régionales doivent, selon Abdoulaye, obligatoirement résider dans les localités où ils sont élus. Leurs déplacements doivent respectivement être visés par le sous-préfet ; le préfet et le gouverneur. En outre, ils (maires…) doivent avant d‘entrer en fonction faire la déclaration des  biens, suggère Abdoulaye. « Le maire déclare ses biens au niveau de la sous-préfecture ; le président du conseil de cercle au niveau de la préfecture ; et le président de l’Assemblée régionale au niveau du gouvernorat », exprime-t-il. Pour une gestion transparente de nos communes minées par des conflits fonciers, le président du Mouvement en Avant propose une autre façon de faire. Il s’agit d’organiser une rencontre trimestrielle entre maires de chaque cercle pour un échange sur leur gestion communale à la sous-préfecture. Les présidents des conseils de cercles se rencontreront, de façon semestrielle et durant une semaine, à la préfecture. Les présidents des Assemblées régionales doivent, propose le politicard, se rencontrer deux semaines durant afin d‘échanger sur leur gestion. Quant à la haute cour de justice qui, dit-il, est inopérante, elle doit être supprimée et rattachée à la cour suprême.

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

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