SBM-Bouyé: en politique, ne jamais dire jamais

Les sages et les grands esprits enseignent qu’en politique ou en d’autres matières de la Cité, il convient, comme le suggère Jack Lang, de laisser le temps au temps. «Il faut donner le temps au temps » aurait dit Miguel de Servantès en un autre temps. Ce temps qui coule et se fige, par ici semble avoir déjà fait son œuvre… En tout cas, celui des amabilités semble désormais passé entre Soumeylou Boubèye MAIGA et Cheickh Mohamed Ould Cheickh HAMAHOULLAH.

 

Il n’y a jamais de jamais en politique, ni même de toujours toujours. L’intelligence en la matière laisse au temps le soin d’en décider. Et puisqu’on sait depuis quelques années qu’impossible n’est pas dans le vocabulaire de la politique, faudrait-il s’étonner de voir l’ancien Premier ministre honni, banni et presque fatwaisé, accueilli à bras ouverts par le puissant Chérif de Nioro qui ne voulait plus de lui… ?
Laissons le passé au passé. Entre l’ex tout-puissant Premier ministre qui apostrophait les dignitaires d’hybrides et le Chérif de Nioro qui avait juré sa destitution, le temps est dans une autre dimension, celui de la prospective et pourquoi pas de la convergence.
En acceptant de le recevoir hier, sous les caméras et de manière très chaleureuse, le Chérif de Nioro a-t-il décidé d’absoudre et d’amnistier celui auquel il a fait porter le chapeau du projet de l’éducation sexuelle complète et du tripatouillage de la présidentielle ? L’Homme de Dieu, le Chérif de Nioro, met le pardon dans la dimension religieuse et ouvre sa porte, non à un ancien adversaire politique, mais à un frère musulman et qui sait demain un allié ? Parce qu’en politique, tout est toujours possible.
Quant à SBM, homme d’État, dont l’intelligence et le pragmatisme sont notoirement reconnus, il a toujours prêché et prôné l’ouverture, l’ouverture à l’autre et la tolérance.
Aussi, c’est dans une temporalité juste que ses partisans rappellent avec une certaine délectation certains de ses propos lors de sa prise de fonction, en janvier 2018, à la Primature : « on n’aspire pas à diriger le pays et être dans la dissension permanente. Aucune nation ne peut se relever et se reconstruire dans la dissension permanente, dans l’anathème et la désunion ». Explication de texte selon ses amis : celui qui ne peut faire un dépassement de soi pour aller vers l’autre, vers l’union des cœurs et des esprits ne peut aspirer à gouverner.
Affaire à suivre

PAR BERTIN DAKOUO

Source : INFO-MATIN

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