Yeah Samaké : « Un village malien, une école, c’est possible »

En cette période du 21ème siècle, il se trouve que pas mal d’enfants maliens font cinq (5) à six (6) kilomètres à pied pour pouvoir étudier, en quittant leur village pour d’autres. Cette situation est due au manque criard de moyens pour l’Etat pour construire des écoles pour chaque village. Sur la question, le politique Niankoro Yeah Samaké, président du parti PACP et précurseur de l’action concrète pense qu’un « village malien une école, c’est possible, il faut s’y mettre ».

Président du parti pour l’Action civique et patriotique (PACP), Niankoro Yeah Samaké semble être persuadé que chaque village malien puisse avoir sa propre école. L’homme politique a voulu tenir ce discours lors de l’inauguration de sa 42ème école. Il s’agit de la nouvelle infrastrure scolaire que le leader directeur exécutif de la Fondation Empower a construit pour les habitants du village de Zegoun, dans le cercle Kadiolo, région de Sikasso. Le leader estimant que la « politique est l’art de l’action concrète » soutient qu’il suffit de suivre le chemin tracé par l’ex-Président de la République du Mali, en l’occurrence Alpha Oumar Konaré, pour doter chaque village d’une école. En ce qui concerne la construction de cette école à Zegoun, il dit avoir déboursé 37 millions de nos francs, dont 6 millions remis par les villageois, à titre de contribution. Via les constructions d’écoles qu’il fait à travers les différentes localités du pays, Niankoro Yeah Samaké estime que l’objectif cherché par lui est d’améliorer les conditions de vie des enseignants, mais de rapprocher surtout l’école des élèves. Se fiant aux propos du désormais philanthrope, l’une des difficultés auxquelles le monde scolaire du Mali reste confronté est le manque de logements pour les instituteurs. L’une des raisons, dit-il, pour lesquelles les enseignants du Mali ne restent pas dans des villages où ils enseignent, c’est parce qu’ils n’ont pas, selon lui, des logements décents. C’est pour cette raison qu’ils n’amènent d’ailleurs pas leurs épouses avec eux dans ces villages. Un système que le politique envisage désormais apporter de solution à travers la construction des écoles contenant des logements pour les enseignants. À ses dires, l’Etat du Mali ne peut pas tout faire. Il va alors falloir que chaque citoyen participe à la construction de l’édifice national, mais singulièrement les femmes et les hommes politiques censés trouver de remèdes aux difficultés quotidiennes des populations. « Notre objectif, à travers la construction de ces écoles, c’est de réaliser l’initiative de l’ex-Président Alpha Oumar Konaré. Cette initiative est appelée : un village malien, une école. C’est possible, il faut s’y mettre. Aujourd’hui, nous sommes à notre 42ème école à travers le Mali. Le Mali compte 23.000 villages », a-t-il soutenu. Aussi, il estime que l’Etat continue de poser les jalons et de créer des insfractures, malgré le déficit de moyens. Mais, a-t-il poursuivi, les statistiques ont démontré que pour que « nous puissions avoir des infrastructures, des salles de classes : l’Etat malien doit construire 200 salles de classes pour chaque année ». Par ces gestes, il dit avoir décidé de joindre ses efforts et ceux de sa force politique aux efforts du gouvernement malien. Sans langue de bois, il a saisi l’inauguration d’école pour confier ceci aux Maliens : « Il est demandé à chaque malienne et malien, à l’heure où le Mali est victime d’attaque diplomatique, politique et militaire, il sied que nous nous donnions la main, que les Maliens se rassemblent derrière les autorités de la transition qui nous ont rendu très fiers et qui ont donné un coup de poing dans le gros ventre des supers puissances. Cela donne à chaque Malien un devoir, une responsabilité ». Puis de finir : « Tenons-nous derrière les autorités pour confronter l’ennemi de dehors. Nous sommes maliens et n’avons qu’une seule patrie, engageons-nous pour le Mali ».

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

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