Lutte contre la Covid-19 : Johnson and Johnson, la campagne de la seconde chance au Mali ?

La première dose de la deuxième campagne de vaccination avec Johnson and Johnson, contre la COVID-19 au Mali, lancée le lundi 23 août 2021, a été administrée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à Mme Cheryl Anderson, directrice pays de l’USAID, en présence du ministre de la Santé et du développement social, Diéminatou Sangaré. Il s’agit de 151 200 doses de vaccin, une donation du gouvernement Américain via l’initiative Covax aux fins de donner une seconde chance aux maliens de se faire vacciner et de rompre la chaîne de contamination de la pandémie.

Au mois de mars 2021, le Mali recevait 396 000 doses de vaccin AstraZeneca pour sa première campagne de vaccination contre la pandémie, dont le premier cas au Mali fut enregistré le 25 mars 2020. En ce début du mois d’août, les Etats Unis annonçait le don de 151 200 doses pour permettre au Mali d’amorcer la deuxième campagne dans le pays.

Selon le ministre de la Santé et du développement social, Diéminatou Sangaré, la vaccination reste et demeure la meilleure solution pour briser la chaîne de contamination de la pandémie de covid-19 avant de souligner que cette 2e phase principalement mettra un accent sur les régions qui n’avaient pas eu la chance de bénéficier de beaucoup de doses d’AstraZeneca. Il s’agit notamment de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et Taoudéni en plus des six communes du District de Bamako.

Les équipes déployées pour l’occasion sont installées dans les différentes communes et dans les hôpitaux pour vacciner les populations. A l’hôpital du Mali, on constate sous la tribune de l’équipe de vaccination, le faible engouement des maliens qui viennent pour l’administration. « Non je ne suis pas intéressé par ce vaccin. En réalité, je ne crois pas en cette pandémie dans notre pays. La situation de la maladie en Europe n’est pas la même ici, ce qui m’étonne. En tout cas, même si elle existait, je ne ferais pas cette vaccination surtout qu’il y a trop de polémiques à travers le monde au tour même des vaccins », nous confie Adama Diakité, menuisier.

Contrairement à ce dernier, le commerçant Hamalla Sylla affirmera qu’il a fait sa vaccination. Mais, il ajoute qu’il l’a fait sous une crainte de ne pas être privé de voyager en raison de la vague de pass vaccinal dans le monde.

Par ailleurs, le Premier ministre Maïga, souhaite l’implication de toutes les couches socioprofessionnelles afin de permettre l’administration de ce vaccin aux personnes à haut risque et à celles âgées de 18 ans et plus n’ayant pas encore reçu de dose de vaccin. Administré à dose unique, ce vaccin sera utilisé prioritairement dans les zones reculées du pays, ajoute-t-il. Cependant, comme le nombre est insignifiant par rapport aux populations maliennes, il serait très facile avec l’accompagnement des acteurs de la société civile d’atteindre le nombre.

Ainsi, il est à retenir que le Représentant Résident de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr Jean Pierre Baptiste et l’Ambassadeur des États Unis d’Amérique, Dennis Hankins, ont sollicité le gouvernement malien pour utiliser tout le lot de vaccins avant la date de péremption prévue pour le 15 Décembre 2021.

Seydou K. KONE

Source: Bamakonews

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