Recherche en santé publique : L’impératif de sauver l’INRSP

Jadis considéré comme un fleuron, l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP) se meurt à petit feu. Le mauvais comportement de certains cadres est pointé du doigt. Si rien n’est fait dans un bref avenir, l’on risque de se diriger tous vers les cliniques privées malgré leurs tarifs hors de portée du citoyen lambda.

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lundi 9 octobre 2017. Il est 11 h. La cour de l’INRSP ne désemplit pas. Une foule nombreuse se dressait devant le bureau de retrait des résultats des analyses. Malheureusement, le seul agent autorisé à remettre les résultats des analyses n’est pas sur place. Le hic est qu’on ne savait où il était parti et quand il retournait.

Les patients, très en colère, ont été obligés de prendre leur mal en patience. Au-delà des problèmes liés à la gestion des ressources humaines, d’autres difficultés s’ajoutent. Il s’agit de la négligence de l’Etat malien à apporter un projet de recherche à cette structure. Ce qui, en plus de la mauvaise volonté de certains agents, pousse les patients à aller vers d’autres centres hospitaliers, malgré le prix très élevé. Qu’en est-il de l’état des centres ruraux comme celui de Bandiagara, Sélingué, Kolokani ?

Et pourtant, dans un passé récent, le médicament traditionnel qui était d’une qualité exceptionnelle et à un prix raisonnable faisait la fierté. Aujourd’hui, ces médicaments sont pour la plupart en rupture de stock et à cause du manque de financement des projets de recherche.

Ce n’est pas tout. Le projet d’établissement 2010-2014, dans son schéma de planification et de mise en œuvre, avait révélé des insatisfactions liées à l’inadéquation entre les activités programmées et les ressources disponibles lors de son conseil d’administration tenu en mars 2016. Pas d’amélioration dans ce sens.

L’INRSP, faut-il le rappeler est un établissement public à caractère administratif. Il a pour mission, entre autres, de promouvoir la recherche médicale et pharmaceutique en santé publique ; assurer la production et la standardisation des médicaments traditionnels améliorés, des vaccins et des réactifs biologiques de laboratoires ; promouvoir la coopération scientifique nationale et internationale dans le cadre d’accord assistance mutuelle.

 

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