Rencontre Fanta Siby et tradithérapeutes : Le président de CATHEMA demande le départ de la cheffe du département de la Médécine traditionnelle

Baba Kassogué, président de la Confédération des tradithérapeuteset herboristes du Mali a profité  de la rencontre pour critiquer la gestion catastrophique du Pr Rokia Sanogo à la tête du département de la médecine traditionnelle de l’INSP

Le mois passé, à la demande de Mme le ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, les professionnels évoluant dans le domaine de la médecine traditionnelle ont pris part à une rencontre avec les techniciens du département de la santé. Le sujet à l’ordre du jour, avait trait à l’apport des tradithérapeutes dans la prévention et la lutte contre la Covid-19.

Au regard de l’accroissement des cas testés positifs de coronavirus dans notre pays, l’actuelle responsable en charge de la santé a voulu cette rencontre pour mettre en contribution les tradithérapeutes. Parce que, pour Mme Fanta Siby, ceux-ci depar leur génie et leur créativité, ont déjà fait des preuves dans le traitement des symptômes cités comme signes de manifestation de la maladie à Coronavirus.

A cette occasion le président de la Confédération des tradithérapeutes et herboristes du Mali (CATHEMA), Baba Kassogué, n’est pas passé par quatre chemins pour décrire  l’inorganisation de la médecine traditionnelle au Mali. Il a fait un état critique de l’évolution de la médecine et à ce niveau, il n’a pas hésité à prendre le Pr Rokia Sanogo, cheffe du département de la médecine traditionnelle de l’INSP, présente à la rencontre comme seule responsable de cette déliquescence du secteur de la médecine traditionnelle.

Il n’a pas raté l’occasion de rappeler à Dr Fanta Siby, la gestion clanique entretenue depuis sa nomination à la tête de ce département. Cette gestion,  selon Baba Kassogué est de nature à créer une division entre les professionnels de la médecine traditionnelle.  A en croire le président de la CATHEMA, de la création de sa confédération, à ce jour, la mandataire de l’État refuse de la reconnaitre comme l’une de ses interlocuteurs. Et que la seule faîtière avec laquelle elle collabore  et qui doit répondre, en toutes circonstances, au nom des tradithérapeutes du Mali, c’est la Fédération malienne des associations des tradithérapeutes (FEMATH).

Le président de la CATHEMA a laissé entendre que la gestion clanique de cette profession noble, par  Rokia Sanogo, contribue à compromettre dangereusement l’évolution de la médecine traditionnelle au Mali. Parce que, à l’état actuel des choses, c’est un énorme manque à gagner pour le ministère de tutelle. Également il a fait comprendre au Pr Sanogo qu’on ne peut être juge et partie. Une façon pour lui de désapprouver l’attitude de la cheffe du département de la médecine traditionnelle. Parce que, Rokia Sanogo a une Ong qui opère dans le domaine et gérée par une autre personne. Donc, de l’avis de M. Kassogué, il serait difficile de mettre de la bonne foi dans la gestion de ce grand département, à travers lequel l’État peut générer annuellement des milliards.

En conclusion, la CATHEMA, par le biais de son président, Baba Kassogué, ne demande ni de plus ni moins, que le départ du Pr Rokia Sanogo, à la tête du département de la médecine traditionnelle de l’INSP. Affaire à suivre.

Diakalia M Dembélé

Source: Journal le 22 Septembre- Mali

Vous allez aimer lire ces articles

Sikasso : des personnes sensibilisées sur le dépistage collectif du VIH

Mortalité maternelle : Qu’en est-il dans la sous-région ?

Dr Baba Fané, hématologue à l’hôpital du Mali : « La Drépanocytose ne survient ni pendant la grossesse ni après la naissance »

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct