Dans le cadre de la célébration de la 30ème édition de la journée internationale de la presse, célébrée chaque année le 3 mai. La protection sociale des journalistes était au cœur du débat.

La couverture sanitaire de la presse est un problème majeur qui mérite mûre réflexion sans la santé rien n’existe car la maladie déshumanise l’homme.

Le bilan d’adhésion du nombre d’admission à la mutualité reste à désirer, selon Aly Diarra président de la Mutualité générale de la solidarité de la presse. « Nous avons fait une campagne de sensibilisation dans les différentes rédactions, accompagné des acteurs de la mutualité. Les acteurs de la presse ne devaient payer que 575F CFA par mois. Malgré cette facilité, le taux d’adhésion est minime par rapport au nombre de journaux présents au Mali. Pourtant cela leur met à l’abri du besoin même en cas de transfert à l’étranger. J’espère que les faîtières de la presse vont statuer sur la question. Cela fait 10 ans qu’on en parle malheureusement leur adhésion est timide. Oui au droit à l’information, oui à la liberté de la presse… il est aussi primordial que la presse sache que le droit à une santé de qualité  à moindre coût est un droit également», témoigne M. Diarra.

Malgré la présence d’un guichet de la mutualité au sein de la Maison de la Presse, l’enrôlement des journalistes reste un combat de Titan. Pour leur éviter de payer des millions en un jour, la mutualité permettra de se soigner à moindre coût. Les faîtières de la presse sont les premiers interpellées sur le payement de la mutualité de la presse à travers l’aide à la presse, un budget qui leur revient.

« La prévoyance des acteurs de la presse est un droit oublié pourtant elle doit faire de sa protection sociale son cheval de bataille». Conclut Issa Cissouma, Directeur de l’Union technique de la Mutualité (UTM).

Oumou Fofana

Source: Mali Tribune