Climat, sécurité et État de droit : le Mali, le Burkina Faso et le Niger préparent un projet commun

Après son lancement solennel, le 28 janvier dernier, le nouveau Projet «OKP Sahel climatique, sécurité et état de droit au Sahel : optimiser l’apport des universités pour une résilience des communautés» était, en fin de semaine dernière, au cœur d’un atelier régional au rectorat de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB).

L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Keïta. Ce séminaire régional a réuni les participants venus du Burkina-Faso, du Niger, des Pays-Bas et du Mali. Il s’est tenu après les ateliers nationaux de lancement organisés par les universités partenaires des trois pays.
C’est un colloque scientifique qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’axe V et du renforcement de la coopération sud-sud (entre pays en développement) et nord-sud (entre pays en développement et ceux développés). Il vise à capitaliser les différentes expériences nationales en vue du démarrage effectif du projet.
Le Projet a été conçu et développé dans le cadre d’un appel à projets des Pays-Bas : «Sahel appel à propositions de projets de collaboration institutionnelle OKP-SHL-104897». Il est mis en œuvre par un consortium d’universités, notamment celles des sciences juridiques et politiques de Bamako, Abdou Moumouni de Niamey (Niger) et Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou (Burkina Faso).

Il est appuyé par des partenaires néerlandais Maastricht School of Management (MSM), le Centre européen pour la gestion des politiques de développement (ECDPM) et le bureau d’études (CINOP). Le programme vise à contribuer au renforcement des capacités des enseignants-chercheurs des trois universités concernés et entend optimiser leur apport au développement de la résilience des communautés aux effets du changement climatique et à l’insécurité au Sahel.
L’élaboration, la mise en œuvre d’un projet commun de recherche dans les trois pays, la formation des formateurs en méthodes d’enseignement, le diagnostic des curricula des facultés concernées, la relecture des programmes pour une meilleure prise en compte des problèmes de résilience, de sécurité et de l’état de droit dans les enseignements sont quelques activités du projet. Il y a aussi la facilitation de l’accès au droit, à la justice des communautés et des couches vulnérables à travers les caravanes, les cliniques juridiques, la diffusion des bonnes pratiques de résilience, entre autres.

«Six mois durant, nous avons travaillé d’arrache-pied pour donner corps à ce projet novateur», a expliqué le recteur de l’USJPB Pr Moussa Djiré, ajoutant qu’il représente un grand pas dans la réalisation de la vision et des objectifs stratégiques des trois universités du Sahel. Cet atelier régional, précisera-t-il, constitue les conclusions et les recommandations des ateliers nationaux du Burkina-Faso et du Niger tenus les 5 et 10 février 2021.
La collaboration au cours des premiers mois du projet a constaté le responsable de programme sécurité et résilience Volker A. Hauck a pris corps avec les échanges numériques entre les Pays-Bas et les trois états sahéliens membres du projet. Le diplomate précisera que cette rencontre régionale marque un moment important dans la mise en œuvre du Projet, car c’est la première fois que des différents partenaires de la zone se rencontrent autour d’un projet aussi ambitieux.

Des équipes travaillent sur des questions pertinentes. Cela permettra aux partenaires respectifs d’apprendre les uns des autres et de partager leurs points de vue au sein de leurs communautés nationales respectives, a fait remarquer Volk A. Hauck. Et d’ajouter que le changement climatique, la dégradation de l’environnement, la paix, la sécurité et les problèmes de gouvernance sont étroitement liés et très complexes à traiter.
Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a indiqué que l’université est un laboratoire de savoirs scientifiques et de recherches. Ce rendez-vous régional du savoir renforcera la recherche scientifique, s’est réjoui le Pr Amadou Keïta.

S. Y. W.

Source : L’ESSOR

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