Espaces verts à Bamako : la mafia foncière dicte sa loi

Dans la capitale malienne nos espaces verts, initialement prévues avec toutes leurs composantes : verdure, eau, maraîchage, aménagements de repos participent à la protection de l’environnement et au bien-être de la population. Mais hélas, ces espaces qui devraient donner un cadre sain aux habitants de la capitale, aujourd’hui sont dans l’œil de la mafia des spéculateurs fonciers. Ils sont prêts à toutes sortes de tour pour s’accaparer ses espaces sans le moindre regret.

 

Le hic aussi, est que dans ces derniers temps, les espaces verts par l’incivisme de la population et la fuite en avant de nos autorités communales, sont transformés en dépotoirs d’ordures, en garages, en parkings ou encore en petits marchés. Une situation qui rend le cadre de vie des Bamakois très pénible car n’ayant plus d’espace pour se relaxer.

Dans chaque quartier des six communes du district de Bamako il existe des d’espaces prévus dans le schéma d’urbanisation car ils sont d’une importance vitale pour les riverains. Mais hélas, on ne fait rien pour éviter l’occupation anarchique de ses « fenêtres » permettant la ville de respirer. Bamako qui avoisine aujourd’hui les 3 millions d’habitants, suffoque. Donc il est urgent que l’on préserve ses espaces verts, pour le bien-être de population.

La question que l’on se pose est de savoir pourquoi les lois en places peinent à être mise en application ? Pourquoi les prédateurs fonciers de ses espaces ne sont-ils pas inquiétés ?

Il urge donc pour les autorités compétentes de songer à recenser tous les espaces aménagés, les sécuriser afin de créer un cadre de vie paisible et sain pour leurs administrés.

C’est ce qui révolte  cet enseignant à la retraite : « On ne respecte rien à Bamako ici. Tu verras un espace vert transformé en dépotoir d’ordures ou en garage, pire en petit marché. Je me demande à quoi sert de créer ces espaces dont des citoyens ignorent l’importance. Il ne faut pas faire quelque chose parce que les autres le font. La question que l’on se pose est comment faire déguerpir les occupants alors que les autorités municipales leur prennent de l’argent. L’autre réalité c’est que ces espaces sont souvent occupés soit par des neveux, des cousins ou des simples connaissances des autorités elles-mêmes». Peut-on encore parler d’espace vert à Bamako ? Quels sont les apports du District et des mairies ? Quelles sont les causes et les conséquences liées à la destruction de l’environnement, pour ne pas dire nos espaces verts ?

Adam DIALLO

Source: Bamakonews

 

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