Cour d’assise de Bamako : Vincent Ovoyenta écope de la peine de mort

La salle   Tiemoko Diatigui Diarra de la cour d’appel de Bamako a servi de cadre le lundi 08 avril 2013 pour le jugement de l’affaire concernant ministère public contre Vincent Ovoyenta, inculpé d’association de malfaiteurs, vols qualifiés, détentions illégales d’armes de guerre. La Cour était présidée par Modibo Coulibaly assisté par des conseillers, des accesseurs et d’un Greffier le tout sous la supervision du Ministère public. A l’issue de l’audience, Vincent Ovoyenta a été condamné à la peine capitale.
Les faits remontent à avril 2011 quant le sieur Samba Diakité se rendit à Dio gare. Il y passa toute la journée. La nuit, il prit le chemin de retour. A 21h 45mn à hauteur de l’usine de cimenterie qui se trouve entre le village de Dio et Diago, il aperçut deux individus affairés autour d’une mobylette, de par leur position, il crut que leur mobylette était en panne. Il continua tranquillement son chemin quand un des individus surgit pour lui barrer la route. Il braqua une arme (pistolet) sur lui et le mit a plat ventre puis retira sa moto et tout ce qu’il avait dans les poches. Ces deux individus sont Vincent Ovoyenta et Souleymane Odjo. Ils disparurent aussitôt. Après avoir réalisé ce qui lui était arrivé, il retrouva par chance son téléphone portable. Il avisa immédiatement Alou Diakité son cousin qui se trouvait dans la ville de Kati. Ce dernier saisit la police qui s’employa à la recherche des inculpés. Tard dans la nuit, Vincent Ovoyenta et les deux mobylettes furent retrouvés et conduits au commissariat de Kati. Interpellé sur les faits qui lui sont reprochés, Vincent Ovoyenta affirme s’être fortuitement retrouvé dans la commission des faits en cause. Selon lui, c’est son compatriote Souleymane Odjo qui est resté jusque là non identifié donc introuvable, qui a planifié toute l’opération. Sur son passage judiciaire, il reconnaît tout de même avoir purgé au Mali une peine de 09 ans et 03 mois pour meurtre. Toujours selon l’arrêt de renvoi, contrairement à ses dénégations l’inculpé Vincent Ovoyenta a fortement participé aux faits en cause. Ces faits sont prévus et punis par les articles 175, 252 et 253 du code pénal. Après le réquisitoire de Youssouf Fofana, représentant du ministère public, Vincent Ovoyenta a été condamné à la peine de mort par la cour, nonobstant la plaidoirie de la défense de l’inculpé. Au moment où nous mettions sous presse, le verdict de l’affaire ministère public contre Nouhoum Coulibaly et Yacouba Coulibaly accusés d’assassinat et de tentative d’assassinat n’était pas encore tombé dans la salle d’audience N°1 Boubacar Sidibé. Mais l’affaire était agitée. Car il y’a eu des tirs à boulets rouges entre le président de la cour, Fodiè Touré et Me Souleymane Adamou Cissé l’avocat de la partie civile sur les questionnaires de celui-ci. Pour M. Touré, il s’agit de poser des questions d’éclaircissement et non des questions dont les réponses sont déjà connues. Même s’il y’a plus de 20 dossiers, il est nécessaire de poser des questions, réplique l’avocat. Ainsi, le président intima l’ordre de retirer ces mots tout de suite. Ce qui fut fait. Je ne sais pas pourquoi vous êtes agité comme ça, déclare le président. Avant d’ajouter que la cour n’est pas là pour juger des fétiches.
Aguibou Sogodogo

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