Cour d’Assises spéciale de Bamako: Jugé pour » appartenance à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste … » Ali Mohamed Ould Ahmed écope la réclusion criminelle à perpétuité

La Cour d’assises spéciale a rendu son arrêt, le mardi 12 octobre, dans l’affaire ministère public contre Ali Mohamed Ould Ahmed jugé pour  » appartenance à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste, détention, port d’armes et de munitions de guerre « . A l’issue des débats, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et au paiement de 10 millions de F CFA d’amende et 15 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts.

 

Selon les informations, la Force Barkhane menait une patrouille dans un hameau situé entre Tin-Fadimata et Ménaka courant 14 au 15 décembre 2019. C’est au cours de cette opération que Ali Mohamed Ould Ahmed a été interpellé en possession d’une arme AK47, cinq boites de chargeurs et divers objets versés aux dossiers. Conduit à Gao pour besoin d’enquête par ladite force, Ali Mohamed Ould Ahmed fut transféré aux autorités maliennes à Bamako, le 8 janvier 2020 puis déténu à la Brigade d’Investigation Spécialisée. Il sera inculpé pour «  appartenance à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste, détention, port d’armes et de munitions de guerre « .

Dans le box des accusés,  Ali Mohamed Oul Mohamed, a soutenu qu’il est membre du MAA, un mouvement signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger alors qu’il n’en est rien. Car, le parquet dira qu’il n’a pas une carte de membre dudit mouvement aussi qu’aucun membre du MAA n’a approché la justice pour son cas.

Aux dires du parquet, l’accusé est à sa deuxième arrestation par la Force Barkhane. Ajoutant qu’au cours de sa première interpellation, il avait menti qu’il était mineur. Ainsi, il avait été remis aux autorités pour rééducation. De ce fait, le procureur demandera à la Cour de retenir Ali Mohamed Oul Mohamed dans les liens de prévention. Avant d’ajouter qu’il est membre du GSIM mais refuse de l’admettre.

Pour l’avocat commis d’office, il n’existe pas d’éléments suffisants pour maintenir l’accusé dans les liens de prévention. Il expliquera que Ali Mohamed Oul Mohamed a répété devant les juges d’être membre du MAA. A ses dires, l’élément constant dans le dossier est la détention illégale d’arme. A cet effet, il a déclaré que le parquet sait autant que lui pour avoir fait le nord que la plupart des familles nomades disposent d’arme chez eux  pour leur protection. Ainsi, il fera savoir que ce n’est pas pour rien qu’il a demandé à  Ali Mohamed Oul Mohamed s’il avait connaissance du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) en cours. Et, il a répondu avec l’affirmatif. Ainsi, l’avocat dira à la Cour que pour faire partir du DDR, il faut détenir une arme. C’est d’ailleurs pourquoi les jeunes cherchent des armes pour participer de ce processus.

La Cour, dans sa magnanimité, a suivi le parquet en retenant l’accusé dans les liens de l’accusation. Ali Mohamed Oul Mohamed a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et au paiement de 10 millions de F CFA d’amende et 15 millions FCFA à titre des dommages et intérêts.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

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