La libération du Mali : l’engagement des femmes maliennes plus que demandé

Au Mali, les femmes seraient plus que les hommes, elles représenteraient 52% de la population. Elles sont dans les campagnes et les grandes villes. « Depuis le 11 avril dernier, une équipe pluridisciplinaire de la MINUSMA sillonne les six communes de Bamako afin d’aller à la rencontre des femmes qui y vivent. Sur trois communes, près de 1500 personnes dont 70% de femmes ont déjà été sensibilisées sur leur rôle dans le processus de paix au Mali.» Tel est un article publié sur le site internet de la Minusma le 24 avril 2017.

Les femmes ont été chantées sur plusieurs fronts par différents pour parler de ce qu’elles peuvent faire pour la paix. Il faut reconnaître que pendant la guerre, les premières victimes hors du champ de combat sont les femmes et les enfants. Il faut dénombrer parmi elles les veuves, celles qui perdent un fils ou une fille, les déplacées, les réfugiées, les sans-abris, etc. S’il faut parler de l’engagement des femmes dans le processus de paix, il faut aller au-delà des formules de sensibilisation sans contenu qui ressemblent à de la manipulation. Il ne s’agit pas seulement de monter des projets et tirer le maximum de profit au nom des femmes. Elles ont besoin de comprendre afin de faire un combat global. Si les hommes ne sont pas en paix, les femmes n’y seront pas. Il ne s’agit pas aussi de créer des structures pour caser des femmes qui ne font que faire de la communication au nom des autres femmes pour montrer que les femmes sont présentes.

La crise que le Mali traverse est très compliquée. Les femmes doivent aider les hommes dans le combat pour la libération du Mali. Ce pays est occupé par les puissances étrangères. C’est ce langage que les femmes doivent comprendre, il s’agit d’une libération et non une question de réconciliation. Les discours tenus pendant les différentes conférences incitant les femmes sont non productifs.

Les femmes maliennes doivent comprendre qu’elles doivent beaucoup se faire entendre pour libérer le pays. Beaucoup de femmes souffrent parce que les hommes souffrent. Dans notre culture l’homme et la femme se complètent. Les festivités créées pour divertir les femmes maliennes doivent cesser si on veut réellement avancer dans ce pays. Tant que les hommes seront contraints à une vie de misère, les femmes n’auront pas la paix. C’est ensemble que nous pouvons nous battre pour sortir de la distraction.

Yacouba Dao

 

 

 

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