Mahmoud Dicko sur France 24 hier : “ Il n’en est pas question que nous parlions du gouvernement d’union tant que…’’

L’Imam Mahmoud Dicko, chef de la mobilisation populaire et personnalité morale du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), s’est prononcé sur l’actualité brulante de notre pays hier 9 juin 2020. Dans une ébauche, il a touché les questions relatives à la marche d’aujourd’hui (vendredi 10 juillet), le dialogue avec le régime.

 

Il a reconnu dans cette interview accordée à la chaine française France 24 que la rencontre avec le M5-RFP a frustrée plus d’un. Tout juste parce que celle-ci n’avait pas été à “hauteur des souhaits’’.
“Je crois que depuis, il y a une évolution, c’est-à-dire que le dialogue n’est pas totalement rompu’’, a-t-il affirmé hier clarifiant que maintenant ils ont renoncé à la démission du Président de la République parce qu’ils pensent que “cela allait peut-être poser plus de problèmes que ça ne résolve’’.
Mais l’Imam souhaite qu’il y’ait des concessions des deux côtés. “Il faut évoluer et que lui (IBK) aussi fasse un geste pour qu’ensemble nous puissions trouver la solution’’, a-t-il indiqué.
Dans le contexte actuel, Mahmoud Dicko ne voudrait pas que l’on parle aujourd’hui de la formation du gouvernement d’union nationale.
“Il n’en est pas question que nous parlions du gouvernement d’union tant qu’on ne trouve pas de solution à ces différentes questions. Le problème du Mali ne se résume pas seulement à un gouvernement d’union, c’est un problème de gouvernance de façon générale. Il faut aller en profondeur pour en parler. Nous ne demandons que les gens puissent rentrer dans leurs droits, qu’on nous donne une assemblée représentative réellement du peuple, qui parle et agit au nom du peuple et puis qu’il n’y ait pas de doute dans ça. Des institutions qui parlent et agissent en notre nom ne soient pas contestées’’.
Au regard de la situation actuelle du pays qui laisse entrevoir un effritement, l’Imam estime qu’aujourd’hui qu’il est plus nécessaire que “tous les enfants de ce pays se mettent ensemble pour faire un sursaut national pour aller vers une refondation vraiment de notre pays’’.
En réalité, relève-t-il “l’aboutissement de ce que nous demandons n’est pas en réalité quelque chose qui est dirigée par une personne ou un clan : c’est tout simplement pour le Mali que nous agissons’’. Il a aussi lancé un appel pour garder le courage et la mobilisation sans pourtant demander à manifester aujourd’hui comme l’annonce le M5-RFP.
“Ma fonction et mon âge aujourd’hui me commandent d’être mesuré. Je ne peux pas être le « va-t’en-guerre », dit-il en soulignant qu’il comprend aujourd’hui, “la frustration des jeunes“.
Cependant, a-t-il fait savoir qu’aujourd’hui qu’il doit montrer à “la jeunesse autre chose que la violence’’.
“C’est ce que je dis et je continue sur cette ligne ; nous sommes fermes et déterminés et nous y allons jusqu’au bout, mais en allant avec mesure et retenue’’, a-t-il conclu.

Bourama Kéïta

LE COMBAT

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