Mali : Les vendeuses de pastèques se frottent les mains à Ségou

L’hivernage est une période propice aux fruits et légumes. Depuis quelques mois, un fruit inonde les étals, trottoirs et marchés de la Capitale des Balanzans. Il s’agit de la pastèque. De forme sphérique et de couleur verte, elle s’invite au moment de l’entrée et du dessert. La pastèque a longtemps conquis les papilles des plus gourmands. Bien appréciée par la population, elle s’est taillée une place au soleil en raison de ses multiples vertus. Aussi appelée melon d’eau, la pastèque est un véritable condensé de vitamines A, B6 et C.

 

Ce n’est pas tout, ce fruit savoureux favorise la bonne santé des dents, aide à prévenir les dommages cellulaires et permet de prévenir la déshydratation. La pastèque permettrait d’améliorer la capacité des cellules de la peau tout en le mettant à l’abri des rayons ultraviolets. Sa pulpe rouge rafraîchit et purifie l’organisme. En outre, elle serait une alliée précieuse contre les monstrueuses courbatures et crampes musculaires. Chaque jour, une poignée de femmes arpentent la ville de Ségou à bord de charrettes tirées par des ânes, incroyablement chargées de pastèques en vue de les écouler sur le marché.

Certaines vendeuses de fruits prennent d’assaut les trottoirs qui constituent des endroits stratégiques pour mieux vendre leurs produits et en tirer des bénéfices. Les braves femmes qui s’adonnent à la vente de ce précieux fruit se frottent les mains. Elles parviennent à nourrir leurs familles grâce à la vente de pastèques. Leur commerce réunit au quotidien de fidèles clients qui viennent de divers horizons.

Tous les matins, dès l’apparition des premiers rayons de soleil, Fatoumata Traoré étale ses pastèques en bordure de route, à proximité de l’espace culturel Mieru Ba. Assise sur une chaise, à l’ombre d’un grand parasol, la jeune vendeuse excelle dans le commerce de fruits depuis 15 ans.

Grâce à sa force de persuasion, Fatoumata Traoré s’est bâtie une bonne notoriété. Elle a aussi su fidéliser sa clientèle. Elle ravitaille constamment certains vendeurs ambulants et commerçants de Ségou qui prennent en moyenne une trentaine de pastèques à crédit. Fatoumata Traoré affirme que grâce à ce commerce, elle arrive à subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Comme contrainte, elle souligne que souvent, il lui arrive de se retrouver avec des pastèques pourries sur les bras.

Certaines sont endommagées à cause du mauvais état de routes et d’autres finissent leur parcours au niveau des décharges publiques, avant d’être englouties par les ruminants. Plus loin, nous avons rencontré Oumou Diallo. Cette vendeuse avait les yeux rivés sur ses pastèques, soigneusement alignées les unes. Ses gros fruits sucrés et juteux viennent pour la plupart de Niono, de Pogo, de Monimpé et de Tona. à en croire cette commerçante, le marché est florissant et tout le monde en raffole.

Le rouge éclatant de la pastèque et son goût exquis laisse rarement indifférent les consommateurs. «Le prix oscille entre 500 Fcfa et 2000 Fcfa. Nous recevons chaque jour des clients qui viennent dénicher nos pastèques», déclare Oumou Diallo, qui arrive à générer un bénéfice de 4.000 Fcfa, voire 14.000 Fcfa par jour.

Atou évolue également dans le commerce de fruits depuis 6 ans. Elle gagne sa vie dignement. Ses pastèques se vendent comme du petit pain. Malgré le nombre important de vendeuses installées sur le bord de la route, Atou parvient à tirer son épingle du jeu dans la vente de ce fruit saisonnier. Ses fournisseurs viennent pour la plupart de Niono.

Comme nos précédents interlocuteurs, elle se frotte également les mains en cette période. «Par jour, je peux vendre une dizaine de pastèques. Grâce à la vente de ce fruit, je participe aux dépenses de la famille», confie la vendeuse, le sourire aux lèvres.

Abdoulaye TALL
Amap-Ségou

Source : L’ESSOR

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